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	<title>Prométhée - Tribune Communiste &#187; politique gouvernementale</title>
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	<description>Un spectre hante l&#039;Europe, le spectre du communisme (Marx &#38; Engels)</description>
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		<title>Retraite : Quelle société voulons-nous ?</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Dec 2019 09:40:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;universalité constitue une des bases de principe de la Sécurité sociale malgré le rouleau compresseur de la propagande gouvernementale relayée avec force par les « journalistes » aux ordres et cette cohorte d&#8217;experts, de commentateurs et autres communicants, bref ce que Pierre &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/retraite-quelle-societe-voulons-nous/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_660" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2019/12/2-mains.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-660" title="2-mains" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2019/12/2-mains-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Tous et toutes ensemble !</p></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;universalité constitue une des bases de principe de la Sécurité sociale malgré le rouleau compresseur de la propagande gouvernementale relayée avec force par les « journalistes » aux ordres et cette cohorte d&#8217;experts, de commentateurs et autres communicants, bref ce que Pierre Bourdieu nommait, dès 1998, « <em>l&#8217;intellectuel négatif</em> » [1]. Mais universel n&#8217;a jamais signifié uniformité ; d&#8217;où l&#8217;existence de régimes spécifiques correspondant à des situations spécifiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre des bases de principe de la Sécurité sociale – et non des moindres – est « <em>de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins</em> ». Ce principe aux relents communistes est tout bonnement insupportable pour le capital. Si on y ajoute tous ces milliards inutiles puisque, au lieu d&#8217;engraisser les capitalises, ils sont communs à la classe ouvrière. Et, alors vous comprendrez aisément la longue série d&#8217;agressions subies par la Sécurité sociale. Les ordonnances de 1967 font entrer le patronat dans la gestion de la Sécurité sociale. L&#8217;instauration de la CSG par Rocard en 1990 puis celle de la loi de financement par Juppé en 1995 ont introduit un troisième larron : l’État.<span id="more-657"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Après force contre-réformes des retraites dont les couches sociales exploitées ont toujours été les victimes, après les multiples exonérations de cotisations dites « patronales », voici que Macron va faire payer par la Sécurité sociale une partie de ses mesures pour étouffer, sans succès, le mouvement des gilets jaunes. C&#8217;est ainsi qu&#8217;au fil du temps la Sécurité sociale n&#8217;est plus que l&#8217;ombre d&#8217;elle-même. Ce qui ne signifie nullement qu&#8217;elle soit à bout de souffle comme on l&#8217;entend quotidiennement sur les plateaux des chaines de télévision prétendument d&#8217;information.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans ce contexte que surgit une nouvelle contre-réforme des retraites. Mais pourquoi cette contre-réforme systémique ? Pour des raisons idéologiques et des raisons économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau idéologique, la Sécurité sociale n&#8217;est pas simplement une assurance face aux aléas de la vie, elle constitue un socle commun pour celles et ceux qui n&#8217;ont que leur force de travail à vendre. Elle constitue un élément fort de la solidarité de classe, un élément de prise de conscience que l&#8217;exploitation et l&#8217;aliénation ne sont pas des fardeaux éternels. La Sécurité sociale porte en elle les germes d&#8217;une société post-capitaliste. Et cela est inacceptable pour le néo-libéralisme qui est obsédé par la déprolétarisation du prolétariat, pour y substituer des acteurs reconnaissant comme intangibles les normes du capital.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau économique, l&#8217;autre obsession du néo-libéralisme c&#8217;est la baisse continue des dépenses publiques au nom des dogmes de la productivité et de la compétitivité. Selon les critères du traité de Maastricht, les comptes publics regroupent les budgets de l’État, des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale. L&#8217;importance de cette dernière est sans commune mesure avec les deux autres, donc c&#8217;est là que s&#8217;exercent, depuis des décennies, les coupes les plus sombres.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas encore assez, et voilà la nouvelle réforme des retraites. Passer des vingt-cinq meilleures années pour le privé et des six derniers mois pour le public à la totalité de la carrière professionnelle, qui est loin d&#8217;être une progression régulière et continue pour de plus en plus de personnes, entraine automatiquement une baisse des pensions pour tous et toutes. Un autre fait conduit (ou aggrave) la baisse des pensions : aujourd&#8217;hui les salaires servant de calcul de la retraite sont revalorisés en fonction de l&#8217;inflation, demain les points acquis chaque année sont définitifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si cela justifie pleinement la mobilisation de masse pour jeter à la poubelle le projet Macron. Ce n&#8217;est pas l&#8217;essentiel de ce projet. L&#8217;essentiel réside dans un renversement complet du calcul des pensions. Le système actuel se caractérise par des <strong>prestations garanties</strong>, même si celles-ci sont en moyenne largement insuffisantes pour bien vivre. Cela veut dire qu&#8217;après un nombre de trimestres et un âge donnés, vous avez droit à une pension en fonction de vos salaires et d&#8217;un plafond, c&#8217;est-à-dire une continuité du salaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le régime « à points » c&#8217;est l&#8217;inverse, c&#8217;est un système à <strong>cotisations garanties</strong> fixées à 28,12%. Le budget retraite est tributaire d&#8217;un certain nombre de facteurs. Le chômage massif qui ne s&#8217;améliorera pas avec la généralisation du numérique ; libre aux naïfs de croire à la fable schumpétérienne de la destruction-création. La stagnation des salaires. L&#8217;augmentation du nombre de retraités et de retraitées. Le résultat est limpide. Étant donné que le régime devra respecter la règle d&#8217;or de l&#8217;équilibre budgétaire, la baisse des recettes entrainera une baisse proportionnelle des dépenses. Personne ne peut le contester ! La variable d&#8217;ajustement sera la valeur du point au moment du départ à la retraite. Si la situation objective et chiffrée, suite à un rapport dont seul le Conseil d&#8217;orientation des retraites a le secret, l&#8217;exige la valeur du point baissera automatiquement. Elle sera décidée par les « partenaires sociaux » ou à défaut imposée par l’État, comme vient de l&#8217;illustrer la récente contre-réforme de l’indemnisation des chômeurs et des chômeuses.</p>
<p style="text-align: justify;">La bataille en cours contre le projet rétrograde de Macron n&#8217;est pas seulement une défense des acquis sociaux déjà bien mis à mal dans les décennies passées, ni un marchandage sur tel ou tel aspect dit technique : c&#8217;est une bataille pour définir les contours d&#8217;une société libérée du capital qui ne peut se développer « <em>qu&#8217;en épuisant en même temps les deux sources d&#8217;où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur</em> » [2].</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Yannick et Emile FABROL</strong></p>
<p> 1.- <a href="http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/contrefe/lintellect.html" target="_blank">http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/contrefe/lintellect.html</a></p>
<p>2.- <a href="https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-15-10.htm" target="_blank">https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-15-10.htm</a></p>
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		<title>Un front démocratique et social pour combattre le néo-libéralisme autoritaire</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Aug 2017 12:19:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_607" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2017/08/pouv68.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-607" title="pouvoir" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2017/08/pouv68-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Nous ne sommes rien, soyons tout</p></div>
<p>Avec l&#8217;élection de Macron, il est grand temps de prendre en compte le néo-libéralisme et sa version autoritaire qu&#8217;affiche sans complexe le prince-président. Certes le capitalisme demeure le capitalisme tant que le prolétariat n&#8217;aura pas réalisé « <em>la conquête de la démocratie</em> » pour utiliser « <em>sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie</em> » selon les propos de Marx et Engels dans <em>le Manifeste communiste</em>. Mais ce serait une grave erreur de ne pas analyser et ni d&#8217;expliquer le fonctionnement du capitalisme dans la période actuelle.<span id="more-606"></span></p>
<p>Le néo-libéralisme, ou plus exactement l&#8217;ordo-libéralisme, est né en Allemagne, dans le cadre de l’École de Friburg, en réaction aux effets dramatiques pour la stabilité du pouvoir de la bourgeoisie du libéralisme classique lors de la crise de 1929. L&#8217;ordo-libéralisme repose sur cinq piliers : la propriété privée des moyens de production – seul droit fondamental, la stabilité monétaire, la concurrence libre et non faussée soit deux des bases essentielles des traités de l&#8217;Union européenne depuis 1957, l&#8217;ordre social cogéré par les partenaires sociaux dont le degré de liberté pour l&#8217;acteur salarial est contraint par les normes indépassables du système et enfin l&#8217;autonomie de l&#8217;entreprise qui constitue l&#8217;unique lieu où se tranche les relations entre exploiteurs et exploitéEs.</p>
<p>Sur le plan politique, c&#8217;est la mort de la démocratie bourgeoise classique. Ce qui devrait conduire à cesser de cultiver des illusions dans la possibilité d&#8217;entreprendre la transformation révolutionnaire de la société dans les limites du cadre institutionnel. Ceci n&#8217;est pas une nouveauté, Walter Eucken, l&#8217;un des pères fondateurs de l&#8217;ordo-libéralisme, se prononçait pour un État fort : « <em>L’État doit consciemment construire les structures, le cadre institutionnel, l&#8217;ordre dans lequel l&#8217;économie fonctionne. Mais il ne doit pas diriger le processus économique lui-même.</em> » Soit le réel programme de Macron, celui dont ces prédécesseurs ont jeté les bases sans pouvoir ou vouloir aller à la racine de cette orientation. Même si pour l&#8217;ensemble du personnel politique de la bourgeoisie le modèle de l&#8217;économie sociale de marché échappe au débat démocratique ordinaire. La Grèce en a été l&#8217;une des preuves la plus probante.</p>
<p>L&#8217;un des résultats de ces choix idéologiques est la déprolétarisation du prolétariat : éclatement des grandes unités de production, destruction des collectifs de travail dans l&#8217;entreprise, développement de l&#8217;intérim, des contrats précaires, et l&#8217;auto-entrepreunariat, persistance du chômage, exacerbation de la concurrence entre salariéEs de tous les pays, destruction des liens de solidarité (Sécurité sociale, code du travail), culte de l&#8217;individualisme, culte de celui qui réussit.</p>
<p>Un autre résultat est la fin du compromis historique entre l’État bourgeois et les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier. Est terminée cette phase dans laquelle pour ne pas tout perdre la bourgeoisie a accepté un compromis social. L&#8217;hégémonie de la bourgeoisie s&#8217;accompagnait d&#8217;une dimension sociale, globale pour la société plus ou moins représenté dans les fonctions de l’État, par les mécanismes de redistribution et de protection sociale. Cela instaurait un cadre idéologique de “progrès” sur lequel prospéraient d&#8217;une part le réformisme et sa pratique de la collaboration de classes et d&#8217;autre part le productivisme et son ignorance de la nature et de l&#8217;environnement.</p>
<p>L&#8217;offensive néo-libérale est mondiale, elle a accentué le développement capitaliste productiviste, en accélérant une crise écologique globale dans laquelle l’humanité est en train de s’enfoncer. Nous atteignons un point crucial dans l’histoire du monde, celui où le capitalisme atteint ses limites. Se dessine la convergence, voire la fusion des effets économiques et sociaux d’une crise économique prolongée avec les effets, de dimensions prodigieuses, de la crise écologique en particulier du changement climatique.</p>
<p>Les préoccupations immédiates de celles et ceux d&#8217;en bas ne se résument pas aux conditions de travail et aux salaires. C’est aussi, entre autres, la liberté de circulation, l’accès à un logement, l&#8217;accès à l&#8217;éducation, l’accès au système de santé et de prise en charge des soins aux enfants, aux personnes âgées et/ou dépendantes, se protéger contre la violence policière, une terre cultivable, un environnement non pollué, une citoyenneté pleine et entière quels que soient sa culture, son origine, son genre, son orientation sexuelle… Se pose donc centralement la question de faire se rencontrer les identités multiples pour que se constitue l&#8217;unité du prolétariat autour d&#8217;un projet commun, global et émancipateur.</p>
<p>Les mobilisations spécifiques, fussent-elles puissantes, ne créent pas par elles-mêmes une réponse politique porteuse d&#8217;une alternative au capitalisme. De même, l’illégitimité démocratique de Macron, sa faible base sociale (numériquement parlant, mais puissante politiquement parlant) et sa chute dans les sondages n&#8217;impliquent pas automatiquement une riposte d&#8217;ensemble. Également, s&#8217;en tenir à un discours simplement défensif ou dénonciateur ou se limiter à réagir à telle ou telle mesure présidentielle : tout cela est, certes nécessaire, mais largement insuffisant. Pour construire du commun, il faut être capable insuffler un esprit combatif, un esprit qui permette aux couches sociales exploitées et opprimées de se libérer de l&#8217;idéologie dominante et de se forger leur propre vision de la société.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que se pose la question de l&#8217;unité du prolétariat qui s&#8217;articule autour de la résistance à la politique présidentielle et de l&#8217;organisation démocratique de cette résistance. Nous devons confisquer à ces quelques dizaines de milliers de profiteurs le contrôle de la société et de nos vies. A tous les niveaux nous devons nous approprier l&#8217;espace public, créer nos outils de décision et de contrôle populaire. C&#8217;est à nous de décider des choix qui nous concernent, cela passe par des réseaux de solidarité capables de renforcer les résistances, de générer des institutions autonomes et de contrecarrer les assauts de l&#8217;ordre néo-libéral.</p>
<p>En conclusion, cela signifie la construction de l&#8217;expression politique indépendante de toutes les victimes de la dictature du capital et l&#8217;émergence d&#8217;un espace politique commun à tous les mouvements d&#8217;émancipation synthétisant leurs combats.</p>
<p style="text-align: right;"> <em><strong><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Émile Fabrol</span></span></strong></em></p>
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		<title>Le gouvernement grec ferme la télévision publique</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 21:02:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[politique gouvernementale]]></category>

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		<description><![CDATA[Une censure sans précédent en Grèce. La coalition gouvernementale vient d&#8217;annoncer il y a quelques heures que les trois chaînes de TV d’État ERT (ET1, NET et ET3) cesseront immédiatement la transmission ce soir et que la totalité des 2 656 &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/le-gouvernement-grec-ferme-la-telecision-publique/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une censure sans précédent en Grèce. La coalition gouvernementale vient d&#8217;annoncer il y a quelques heures que les trois chaînes de TV d’État ERT (ET1, NET et ET3) cesseront immédiatement la transmission ce soir et que la totalité des 2 656 employés seront licenciés.</p>
<h3>LES TRAVAILLEURS S&#8217;UNISSENT ET OCCUPENT LA STATION TV NATIONALE GRECQUE</h3>
<p style="text-align: justify;">Des centaines de citoyens, membres des partis de gauche et des syndicats, sont déjà devant le siège de ERT pour se joindre aux employés qui occupent l&#8217;immeuble. Les journalistes sont dans les studios et diffusent de manière continue les dernières informations, beaucoup d&#8217;entre eux les larmes aux yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">La Grèce n&#8217;a connu une situation similaire que lors de la période de la dictature des colonels (1967-74)</p>
<p style="text-align: right;"><strong> SVP PARTAGEZ CETTE INFO</strong></p>
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		<title>la morale laïque version Peillon Cahuzac</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 11:56:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[politique gouvernementale]]></category>

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		<description><![CDATA[Dignité : Tu resteras droit dans tes bottes ! Liberté : Tu planqueras ton fric dans les paradis fiscaux ! Égalité : Tu pratiqueras la concurrence libre et non faussée ! Solidarité : Tu imposeras l&#8217;austérité aux masses laborieuses ! Laïcité : Tu célébreras la séparation de l&#8217;Etat et &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/la-morale-laique-version-peillon-cahuzac/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dignité</strong> : Tu resteras droit dans tes bottes !<br />
<strong>Liberté</strong> : Tu planqueras ton fric dans les paradis fiscaux !<br />
<strong>Égalité</strong> : Tu pratiqueras la concurrence libre et non faussée !<br />
<strong>Solidarité</strong> : Tu imposeras l&#8217;austérité aux masses laborieuses !<br />
<strong>Laïcité</strong> : Tu célébreras la séparation de l&#8217;Etat et du Capital !<br />
<strong>Esprit de Justice</strong> : Tu veilleras à ce que l&#8217;impôt sur le Capital soit raisonnable !<br />
<strong>Respect</strong> : Tu t&#8217;interdiras de médire sur tes frères de classe !<br />
<strong>Absence de Discrimination</strong> : Tu ne demanderas pas la nationalité des maîtres de la finance !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Emile Fabrol</strong></p>
<address><span style="text-decoration: underline;"><strong>Note</strong></span> : Il s&#8217;agit des huit axes de la « morale laïque » retenus par le ministre de l’Éducation que tous les élèves de France devront ingurgiter pour devenir de bons citoyens de la République du Capital.  Étant une exclusivité des exploités et des partageux, la <span style="color: #ff0000;"><strong>Fraternité</strong></span> ne fait logiquement pas partie de la liste.</address>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Affaire Cahuzac et Crise politique</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 07:39:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[politique gouvernementale]]></category>

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		<description><![CDATA[Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume de France ? Un ancien président (Nicolas Sarkozy) mis en examen pour abus de faiblesse (il aurait soutiré des fonds à la milliardaire Bettencourt). Un ministre en exercice et ancien président de la &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/affaire-cahuzac-et-crise-politique/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_232" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/04/AfficheNPAdehors.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-232" title="AfficheNPAdehors" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/04/AfficheNPAdehors-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Dehors le pouvoir du Capital !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume de France ? Un ancien président (Nicolas Sarkozy) mis en examen pour abus de faiblesse (il aurait soutiré des fonds à la milliardaire Bettencourt). Un ministre en exercice et ancien président de la commission des finances de l&#8217;Assemblée nationale (Jérome Cahuzac) choisi par Nicolas Sarkozy, avoue avoir fraudé en plaçant de l&#8217;argent en Suisse (et peut-être à Singapour) après avoir juré le contraire.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà que ce qu&#8217;il convient d&#8217;appeler l&#8217;affaire Cahuzac produit une crise politique sans précédent sous la Ve République. Pourtant ce n&#8217;est que la 112e affaire politico-financière depuis 1958 répertoriée par Wikipedia, soit environ une affaire tous les six mois. Pourquoi cette dernière, somme toute pas pire que les précédentes, provoque une crise politique majeure ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-240"></span></p>
<h3>Un gouvernement dans les pires difficultés</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour une grande partie des travailleurs, le Président, son gouvernement et sa majorité parlementaire n&#8217;ont pas réussi leur période d&#8217;essai. Les citoyens qui ont voté Hollande pour dégager Sarkozy et sa politique sont globalement déçus. Le Président est au plus bas dans les sondages (seulement une personne sur trois lui fait encore confiance). L&#8217;élection législative partielle de l&#8217;Oise a, comme lors de la présidentielle de 2002 après cinq ans de gouvernement de « gauche plurielle » (1), éliminé le PS au premier tour au profit du FN.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré le rouleau compresseur du Medef, des ministres, des experts et des médias qui concentrent leurs efforts pour convaincre la masse des exploités qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;autre choix que l&#8217;austérité, le monde du travail se rend peu à peu compte que la politique mise en oeuvre par François Hollande n&#8217;est que la continuité de celle de son prédécesseur.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons eu l&#8217;acte I du « choc de compétitivité » – autrement dit du dumping social – qui a gracieusement alloué 20 milliards de crédit d&#8217;impôts au patronat; suivi de l&#8217;acte II où le Medef, avec la complicité de la Cfdt, dicte sa loi aux parlementaires pour démolir le code du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous subissons une flambée irrésistible du chômage que le pompier Arnaud Montebourg, ministre du « redressement industriel » (on ne rit pas s&#8217;il vous plaît !) est incapable de circonscrire avec son pathétique patriotisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Fidèles à leur engagement en faveur de l&#8217;Europe libérale depuis le tournant de la rigueur de 1983, les dirigeants du PS cultivent le culte d&#8217;un déficit inférieur à 3% du PIB pour parvenir à l&#8217;équilibre budgétaire (engagement numéro 9 du candidat Hollande). En réalité il s&#8217;agit d&#8217;un écran de fumée pour imposer l&#8217;austérité généralisée (voir ce qui se passe en Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal ou encore à Chypre) seule perspective possible pour tenter d&#8217;enrayer la baisse du taux de profit.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mieux saisir le discours sur la dette faisons un bref détour historique par la France de la monarchie de juillet (1830-1848). Voici comment Karl Marx explique la fonction de la dette « <em>L&#8217;endettement de L’État était, bien au contraire, d&#8217;un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui gouvernait et légiférait au moyen des Chambres [le Parlement]. C&#8217;était précisément le déficit de l’État, qui était l&#8217;objet même de ses spéculations et le poste principal de son enrichissement. A la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or, chaque nouvel emprunt fournissait à l&#8217;aristocratie financière une nouvelle occasion de rançonner l’État, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables</em>. » (2)</p>
<p style="text-align: justify;">Toute ressemblance avec la France actuelle n&#8217;a rien de fortuite. L’État, quelque soit le résultat de l&#8217;alternance électorale, sert la classe dominante que parfois certains appellent « bourgeoisie ». La seule différence aujourd&#8217;hui c&#8217;est que l&#8217;emprunt est quasi permanent. A tous les niveaux de l&#8217;appareil d’État il existe des Cahuzac – y compris au niveau local comme l&#8217;affaire Guérini au Conseil général des Bouches du Rhône – ce n&#8217;est pas cela l&#8217;essentiel, le problème c&#8217;est le système dans sa totalité. La bourgeoisie s&#8217;adapte à l&#8217;état de crise, elle veut produire ici comme en Asie, pour cela il faut qu&#8217;elle parvienne à précariser le prolétariat, démembrer les services publics et faire disparaître la Sécurité sociale. Dans ce contexte, la nature de classe du gouvernement Hollande-Ayrault émerge de façon quasi caricaturale. Sa légitimé politique est largement entamée par l&#8217;affaire Cahuzac.</p>
<h3>Crise politique</h3>
<p style="text-align: justify;">Il suffit ainsi que celui qui était chargé d&#8217;imposer l&#8217;austérité, de comprimer de façon drastique les dépenses publiques ou encore de faire baisser les pensions de retraites – en jurant la main sur le cœur qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;autre solution pour sortir de la crise – soit prit la main dans le sac à planquer son fric sur des comptes dans des paradis fiscaux pour que le système tremble sur ses bases.</p>
<p style="text-align: justify;">Le discours dominant risque de ne plus être crédible et les victimes du système pourraient relever la tête en faisant le lien entre leur sort et celui des privilégiés. Il pourrait venir à l&#8217;idée du tiers-état moderne d&#8217;écrire sur ses cahiers de doléances que l&#8217;heure de reprendre la Bastille approche. On comprend d&#8217;autant mieux le Président quand il déclare le 10 avril : « <em>l&#8217;exemplarité de la république est la condition de son autorité</em>. » Malheureusement pour lui, il ne restaurera pas cette autorité bien écornée par des petites mesures susceptibles de moraliser la vie politique comme la déclaration sur l&#8217;honneur du patrimoine du personnel politique ou encore la création d&#8217;une nouvelle instance indépendante de contrôle – indépendante mon œil – et qui n&#8217;aura pas les moyens d&#8217;agir, rigueur budgétaire oblige.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mémoire rappelons que Nicolas Sarkozy, dans son discours de Toulon le 25 septembre 2008, prétendait vouloir moraliser la finance et, ne craignant pas le ridicule, proclamait quelques mois plus tard la fin des paradis fiscaux. Sur ce sujet François Hollande ne réussira pas mieux que son prédécesseur. Mais là n&#8217;est pas son objectif présidentiel. En son for intérieur, il prie pour que ses annonces désamorcent le mécontentement qui monte en sourdine.</p>
<h3>Pour la République sociale</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour se libérer de l&#8217;emprise du Capital, la classe ouvrière n&#8217;a rien à espérer de quelques replâtrages de la Ve République ni d&#8217;une nouvelle république qui respecterait les normes de la gouvernance bourgeoise mises en musique dans le cadre de l&#8217;Union européenne. La classe ouvrière a tout à craindre de solutions ouvertement autoritaires. On ne peut pas parler de crise de régime. Pour le moment ni le Président ni son gouvernement n&#8217;ont démissionné et la Ve République, même à bout de souffle, sert encore la bourgeoisie. Cette dernière a d&#8217;autres cartes en réserve, elle est consciente qu&#8217;imposer les méthodes destructives du néo-libéralisme sera difficile avec sa « démocratie quinquennale ».</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la classe ouvrière aurait tort de se désintéresser de la crise politique en cours en la considérant comme une affaire interne à la bourgeoisie. En effet, la lutte quotidienne pour la défense de l&#8217;emploi, du salaire, de la Sécurité sociale, des services publics ou encore du Code du travail est intimement liée à la lutte politique. C&#8217;est pourquoi, dans l&#8217;immédiat nous devons prendre conscience que ce gouvernement ne nous représente pas et que la question est objectivement posée de le chasser ainsi que tous ceux et celles qui ont géré les affaires (dans tous les sens du terme) de la bourgeoisie.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons nos affaires en main. Toutes nos affaires : celles de la cité comme celles de la production. C&#8217;est le moment d&#8217;agir pour une démocratie réelle maintenant, tous ensemble ceux et celles qui veulent effectivement mettre fin à ce système inhumain, quelque soient leurs conceptions ou appartenances politiques. Cette dernière sera fondée sur les besoins des véritables producteurs (les travailleurs) et plus sur ceux de la classe dominante (parfois appelée les riches). Les expériences d&#8217;auto-organisation, du mouvement des places au comités de quartiers, en Espagne ou en Grèce donnent une petite idée du processus à en engager.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette démocratie, ou république sociale, ne naîtra pas toute faite de quelques idées géniales venues d&#8217;un quelconque état-major de parti. Elle ne peut venir que de notre capacité à nous auto-organiser, à débattre de tous les problèmes et à décider ensemble là où nous vivons, là où nous travaillons, là où nous subissons la régression globale d&#8217;un régime qui démontre chaque jour qu&#8217;il ne peut survivre et reconstituer ses profits qu&#8217;en entraînant la société toute entière dans l&#8217;abîme et qui mettra tout en œuvre pour nous empêcher de construire une alternative anticapitaliste. Les prolétaires ont tout intérêt à prendre modèle sur la bourgeoisie pour préparer et mener leurs actions de réplique à celle-ci : se concerter, s&#8217;entraider, s&#8217;informer; bref, agir comme une classe sociale politiquement consciente.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation ouverte par l&#8217;affaire Cahuzac n&#8217;est pas pour autant nationale, propre à la France. L&#8217;état de crise globale avec toutes ses dimensions morale, sociale, politique atteint tous les États de l&#8217;Union européenne. De partout, la classe dominante fabrique les mêmes réponses. La riposte ne peut donc pas être un repli dans le confort de &laquo;&nbsp;nos&nbsp;&raquo; frontières de la Ligne Bleue des Vosges jusqu&#8217;au Mali. Mais pour l&#8217;heure, l&#8217;affaire Cahuzac vient singulièrement compliquer la tâche de la bourgeoisie française. C&#8217;est le moment d&#8217;en profiter.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Emile Fabrol</strong></p>
<address>1.- Gouvernement dirigé par Lionel Jospin, en cohabitation avec le Président Chirac, regroupant toutes les composantes de la « gauche » parlementaire (PS, PCF, Radicaux) et les Verts.<br />
2.- Karl Marx, Les Luttes de classes en France (1848-1850), Éditions sociales, 1952, page 27.</address>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Rapport Gallois, Programme du Capital</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Nov 2012 10:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[politique gouvernementale]]></category>

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		<description><![CDATA[Les électeurs votent, les experts rédigent la feuille de route du gouvernement ! C&#8217;est ainsi que fonctionne la « démocratie » à la mode bourgeoise. Cette introduction peut être paraître exagérée, voire caricaturale. Mais c&#8217;est bien la morale qui s&#8217;impose après la publication &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/rapport-gallois-programme-du-capital/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_83" class="wp-caption alignleft" style="width: 138px"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/01/marx2.jpg"><img class=" wp-image-83" title="Marx Prométhée" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/01/marx2-128x150.jpg" alt="" width="128" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">la compétitivité c&#39;est le dumping social</p></div>
<p>Les électeurs votent, les experts rédigent la feuille de route du gouvernement !</p>
<p><a name="ret1"></a>C&#8217;est ainsi que fonctionne la « démocratie » à la mode bourgeoise. Cette introduction peut être paraître exagérée, voire caricaturale. Mais c&#8217;est bien la morale qui s&#8217;impose après la publication du rapport sur la compétitivité confié au grand patron et grand commis de l&#8217;État Louis Gallois <a href="#not1">(1)</a>. Les trois grands thèmes vitaux de ce rapport pour le capital sont :</p>
<p style="padding-left: 180px;"><strong>Réduire le coût du travail</strong><br />
<strong>Épuiser la terre</strong><br />
<strong>Entente cordiale capital-travail</strong></p>
<p><span id="more-206"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #ff0000;"><strong>Réduction du coût du travail ou disparition de la Sécurité sociale</strong></span></h3>
<p><a name="ret2"></a>Le point central sur la compétitivité est le transfert massif de la part « patronale » des cotisations sociales vers l&#8217;impôt (TVA et/ou CSG). Pour l&#8217;instant, François Hollande a choisi le crédit d&#8217;impôt pour le capital compensé par la réintroduction de la TVA « sociale ». Si l&#8217;on s&#8217;en tient à cela on passe à côté de l&#8217;essentiel. En effet, la quintessence du rapport Gallois est la vieille revendication du MEDEF, à savoir la suppression de la cotisation sociale avec comme conséquence la disparition de la Sécurité sociale. Cette dernière, dont l&#8217;esprit est anticapitaliste <a href="#not2">(2)</a>, constitue le dernier grand service public et représente une manne financière considérable pour les rapaces de la finance.</p>
<p>Cela fait une trentaine d&#8217;années que les gouvernements successifs œuvrent à la diminution des salaires soit par la limitation du salaire net soit par la réduction des cotisations sociales. Pour illustrer note propos voici quelques faits toujours en faveur du capital : 1979 gel de la cotisation vieillesse (retraite), 1984 gel de la cotisation santé, 1993 gel de la cotisation chômage, 2001 c&#8217;est au tour des retraites complémentaires du privé (Agirc &amp; Arrco). A cela il faut ajouter les exonérations de cotisations qui ont augmentées de façon vertigineuse : 1,9 milliard pour l&#8217;année 1992, 30,7 milliards pour l&#8217;année 2008.</p>
<p><a name="ret3"></a>Dans <em>Le Monde diplomatique</em> de novembre 2012, Christine Jakse note que depuis 1982 – date du tournant de la rigueur opéré par tous les partis de gauche – c&#8217;est la bagatelle de 1 500 milliards d&#8217;euros que le rentier-actionnaire a siphonné dans la poche du salarié-contribuable <a href="#not3">(3)</a>. Ce dernier est désormais sommé de raquer une seconde fois sous prétexte qu&#8217;il faudrait payer la dette « publique ».</p>
<p><a name="ret4"></a>Par les temps qui courent où tous les serviteurs de l&#8217;idéologie dominante (personnel politique, bureaucrates syndicaux, experts, journalistes, intellectuels de cours) sont partis en croisade contre le coût du travail, il n&#8217;est pas inutile de rappeler cette évidence : ce n&#8217;est qu&#8217;en apparence que le capital paye le travail. La réalité est décrite ainsi par Friedrich Engels : « <em>Recherchons maintenant avec quoi le capital paie ces salaires &nbsp;&raquo;équitables&nbsp;&raquo;. Naturellement, avec du capital. Mais le capital ne produit aucune valeur. En dehors de la terre, c&#8217;est le travail qui est l&#8217;unique source de richesse. Le capital n&#8217;est pas autre chose que le fruit du travail accumulé. <strong>Il s&#8217;ensuit que les salaires des ouvriers sont payés avec du travail</strong></em><strong>.</strong> » <a href="#not4">(4)</a></p>
<h3><strong><span style="color: #ff0000;">Épuiser la terre</span></strong></h3>
<p>Le second point essentiel du rapport Gallois concerne l&#8217;environnement. S&#8217;appuyant sur l&#8217;envolée des prix du gaz et du pétrole, le rapport plaide ouvertement pour l&#8217;exploitation des gaz de schiste, ou connaissant l&#8217;engagement présidentiel, pour que «<em> la recherche sur les techniques d&#8217;exploitation des gaz de schiste soit poursuivie</em>. » Dans sa conférence de presse du 13 novembre, François Hollande n&#8217;a pas démenti.</p>
<p><a name="ret5"></a>Il s&#8217;agirait, selon Louis Gallois, d&#8217;être en mesure de concurrencer « <em>l&#8217;amorce de réindustrialisation constatée aux Etats-Unis</em> ». Peu importe les conséquences, rien ne doit venir s&#8217;opposer à la course au profit. Pour une fois, le grand patronat ne dissimule pas ses objectifs illustrant ce que disait Karl Marx : le capitalisme ne peut se reproduire qu&#8217;en «<em> épuisant en même temps les deux sources d&#8217;où jaillit toute richesse : <strong>la terre et le travailleur</strong></em> » <a href="#not5">(5)</a>.</p>
<h3><span style="color: #ff0000;"><strong>Entente cordiale capital-travail</strong></span></h3>
<p>Finalement, ce qui constitue le cœur du rapport Gallois c&#8217;est la collaboration de classes, la participation de l&#8217;exploité à sa propre exploitation.</p>
<p><a name="ret6"></a>Pour le capital, il est nécessaire de réduire au maximum le coût du travail comme le démontrait Karl Marx : « <em>la tendance générale de la production capitaliste n&#8217;est pas d&#8217;élever le salaire normal moyen, mais de l&#8217;abaisser</em> » <a href="#not6">(6)</a>. Mais ceci est encore insuffisant. Pour que le monde soit comme la concurrence « pure et parfaite » il faut que le travailleur ferme sa gueule pendant que ses syndicats collaborent.</p>
<p><a name="ret7"></a>Partant du principe que «<em> les circonstances de la seconde guerre mondiale et de la Libération, avaient permis d&#8217;élaborer, en 1946, un Pacte qui a permis les &nbsp;&raquo;trente glorieuses&nbsp;&raquo;; chacun sent aujourd&#8217;hui que ce Pacte négocié il y a soixante ans est à bout de souffle, qu&#8217;il ne fonctionne plus et qu&#8217;il fossilise le dialogue social </em>» le rapport Gallois met en chantier l&#8217;élaboration d&#8217;un nouveau pacte. Pour cela il propose l&#8217;entrée de représentants syndicaux dans les conseils d&#8217;administration des entreprises. Il s&#8217;agit de l&#8217;extension de la fructueuse expérience pour le capital de la pratique du « diagnostic partagé » dont le Conseil d&#8217;orientation des retraites reste à ce jour le meilleur exemple <a href="#not7">(7)</a>. En effet, n&#8217;est-il pas logique de faire confiance à des directions syndicales membres de la Confédération européenne des syndicats qui déclarent soutenir «<em> l&#8217;objectif d&#8217;assainissement des budgets</em> » <a href="#not8">(8)</a> ?</p>
<p>Le rapport fonde de sérieux espoirs sur les concertations initiées par François Hollande sur le financement de la protection sociale, la refonte des institutions représentatives des personnels et la précarité généralisée qui se cache sous le label « sécurisation de l&#8217;emploi ». Il encourage fortement les « partenaires sociaux » à surmonter les défiances, à «<em> reconnaître la responsabilité et le légitimité de l&#8217;autre</em>. »</p>
<p>Cerise sur le gâteau, pour que la docilité du futur salarié soit intégrée dès le plus jeune âge le rapport Gallois propose de «<em> rapprocher le système éducatif des entreprises</em> » et insiste lourdement pour que «<em> les entreprises soient associées à la gouvernance de l&#8217;enseignement technique et professionnel au niveau des établissements</em> ».</p>
<p>Conclusion : non seulement le mouton doit accepter de se laisser tondre, mais il doit en plus aiguiser la tondeuse.</p>
<h3><strong><span style="color: #ff0000;">Offensive globale du capital</span></strong></h3>
<p>Louis Gallois et son équipe d&#8217;experts appointés viennent de rédiger le programme unique de la classe dominante toute entière – quelque soit l&#8217;alternance gouvernementale – pour les années à venir. Plus prosaïquement, ils ont traduit en français le programme qui sévit déjà en Grèce, en Italie, au Portugal ou en Espagne.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas par pure méchanceté que les capitalistes agissent ainsi, c&#8217;est parce que la faillite les menace. Alors, guidés par leur avant-garde politique – le MEDEF – ils braillent leur mot d&#8217;ordre : On ne lâchera rien ! C&#8217;est la fin du compromis historique passé en 1945. Le capital ne peut être ramené à la raison qui fondait ce compromis. Même si les habitudes ont la vie dure, il faut abandonner les chimères qui laissent entendre que le capitalisme est réformable par la vertu, entre autres, d&#8217;une refonte du système bancaire pour qu&#8217;il ne soit utile qu&#8217;à la production ou encore d&#8217;un partage des richesses différent de l&#8217;actuel.</p>
<p><a name="ret9"></a>Aujourd&#8217;hui une chose est certaine, cela passe par un mouvement de libération de tous les mythes qui – jusqu&#8217;à nos jours – n&#8217;ont eu d&#8217;autre résultat que d&#8217;obscurcir l&#8217;émergence de toute conscience de classe. C&#8217;est le cas du mythe de la révolution par les urnes comme celui du grand soir qui, comme par miracle, fusionnera les «<em> escarmouches inévitables que font naître sans cesse les empiètements ininterrompus du capital ou les variations du marché</em> » <a href="#not9">(9)</a>.</p>
<p><a name="ret10"></a>Après la grève de masse de l&#8217;hiver 1995, à <em>Prométhée</em> nous nous posions – déjà – cette question : «<em> le cœur de tous nos projets ou programmes politiques est-il bien l&#8217;abolition de la propriété privée des moyens de production ? Quand on revendique la réduction du temps de travail, l&#8217;augmentation des salaires, du travail pour tous, le droit à la santé, celui au logement ou celui à l&#8217;éducation on combat les excès de la politique bourgeoise. On doit le faire avec toute notre ardeur pour tendre vers un puissant mouvement d&#8217;ensemble qui affole dans les couloirs des ministères et de la bourse. Mais ne risque-t-on pas, involontairement, de limiter la portée de ce mouvement pouvant déraper dans l&#8217;ornière de l&#8217;opportunisme ? Ce dernier sous-estime les capacités révolutionnaires des travailleurs et engendre le scepticisme envers l&#8217;indispensable révolution, dont on ne parle jamais parce qu&#8217;elle n&#8217;est pas encore à l&#8217;ordre du jour. Il combat les effets mais ignore les causes développant ainsi un empirisme adaptable au jour le jour</em> » <a href="#not10">(10)</a>.</p>
<p>Des nombreux et puissants mouvements de contestation de la politique d&#8217;austérité permanente qui secouent certains États membres de l&#8217;Union européenne peut naître une contre-offensive générale si, et seulement si, la classe ouvrière européenne parvient d&#8217;une part à se fixer l&#8217;objectif d&#8217;en finir avec le régime politique de la propriété privée et d&#8217;autre part à se donner les moyens de son auto-organisation. Ça commence par briser les idoles modernes du dieu Capital : Sainte Compétitivité et Sainte Gouvernance.</p>
<address style="text-align: right;"><strong>Emile Fabrol</strong></address>
<p><a name="not1"></a><br />
1.- Louis Gallois adhère à la CFDT et au PS à l&#8217;ENA (École nationale d&#8217;administration). Directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement (en 1981 à la Recherche, et en 1988 à la Défense). PDG de la SNECMA en 1989, puis de l&#8217;Aérospaciale en 1992. En 1996, après le mouvement de masse de décembre 1995, Alain Juppé le nomme président de la SNCF où il parvient à négocier un pacte social avec la CGT. En 2006, Jacques Chirac le propulse à la tête de EADS. En 2012, François Hollande fait appel à ses services.<a href="#ret1"> Retour au texte</a><br />
<a name="not2"></a><br />
2.- La Sécurité sociale fonctionne selon le principe de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins. <a href="#ret2"> Retour au texte</a><br />
<a name="not3"></a><br />
3.- Ces 1 500 milliards se répartissent ainsi : 1 100 pour les salaires nets et 400 pour les cotisations sociales. <a href="#ret3"> Retour au texte</a><br />
<a name="not4"></a><br />
4.- Article paru vers 1880. Reproduit dans <em>Salaire, prix et profit</em> aux <em>Éditions sociales</em>, 1969, page79. <a href="#ret4"> Retour au texte</a><br />
<a name="not5"></a><br />
5.- <em>Le Capital</em>, Livre Premier, 4e section, chapitre XV, <em>Éditions Sociales</em>, 1976, page 361. <a href="#ret5"> Retour au texte</a><br />
<a name="not6"></a><br />
6.- <em>Salaire, prix et profit</em> aux <em>Éditions sociales</em>, 1976, page 74. <a href="#ret6"> Retour au texte</a><br />
<a name="not7"></a><br />
7.- Sans ce « diagnostic partagé » il n&#8217;est pas certain que le patronat ait pu obtenir : l&#8217;augmentation du nombres d&#8217;années de cotisation, le passage à 62 ans de l&#8217;âge de départ à la retraite et surtout&#8230; la baisse des pensions. <a href="#ret7"> Retour au texte</a><br />
<a name="not8"></a><br />
8.-<a href="http://www.etuc.org/a/10440" target="_blank"> http://www.etuc.org/a/10440</a>. <a href="#ret7"> Retour au texte</a><br />
<a name="not9"></a><br />
9.- Karl Marx, <em>Salaire, prix et profit</em> aux <em>Éditions sociales</em>, 1976, page 73. <a href="#ret9"> Retour au texte</a><br />
<a name="not10"></a><br />
10.-<em>Prométhée</em>, numéro 29, 2e trimestre 1997. <a href="#ret10"> Retour au texte</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bonne Année 2012 !</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 08:36:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En vitesse accélérée, aux accents mensongers de la défense de la protection sociale et de l&#8217;emploi, aux intonations cocardières sur le « produisons en France» et en misant sur l&#8217;effet anesthésiant de la perspective de l&#8217;élection présidentielle : le Président et son &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/bonne-annee-2012/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2011/12/promethee.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-38" title="promethee" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2011/12/promethee.jpg" alt="" width="99" height="38" /></a>En vitesse accélérée, aux accents mensongers de la défense de la protection sociale et de l&#8217;emploi, aux intonations cocardières sur le « <em>produisons en France</em>» et en misant sur l&#8217;effet anesthésiant de la perspective de l&#8217;élection présidentielle : le Président et son gouvernement veulent instaurer une TVA dite « sociale ».</p>
<p>De quoi s&#8217;agit-il exactement ? Après des décennies d&#8217;exonération sur la part dite « patronale » de la cotisation sociale (partiellement compensée par le budget de L&#8217;État), le Président se prépare à satisfaire une vieille revendication du MEDEF : diminution des cotisations contre augmentation de la TVA. Cela se traduira concrètement par une double baisse du pouvoir d&#8217;achat pour la population laborieuse dans son ensemble. Indirectement c&#8217;est une réduction du salaire socialisé (la cotisation sociale) entraînant de nouvelle coupes sombres dans les remboursements. Directement l&#8217;augmentation de la TVA – l&#8217;impôt le plus injuste – entraînera une augmentation des prix, y compris ceux des produits de première nécessité.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Il s&#8217;agit d&#8217;un acte de guerre sociale !</strong></span><br />
<span id="more-62"></span><br />
Cette nouvelle agression vient après les deux plans de rigueur décrétés en 2011 et prépare la suite, à savoir une austérité généralisée. Dans les cartons gouvernementaux on trouve pèle mêle : le blocage, voire la diminution, des salaires et des retraites ; la poursuite des plans sociaux dans la fonction publique ; la liquidation du droit social par l&#8217;introduction de la flexibilité du contrat de travail et le chômage partiel (des mesures permettant de masquer statistiquement la montée du chômage) ; la fiscalisation totale des recettes de la Sécurité sociale passant d&#8217;une part par l&#8217;augmentation progressive de la TVA antisociale jusqu&#8217;à la disparition de la cotisation sociale et d&#8217;autre part par la fusion de la CSG avec l&#8217;impôt sur le revenu (option partagée à la fois par le MEDEF, l&#8217;UMP, la direction du PS et le FN; on se croirait en Grèce).</p>
<p>Ce vaste projet est connu de tous. Plusieurs de ces points sont déjà mis par le Président sur la table de la conférence gouvernement-patronat-syndicats du 18 janvier.</p>
<p>D&#8217;autres agressions sont en préparation dans un proche avenir, car pour les gestionnaires actuels de l&#8217;État du Capital – ainsi que tous ceux qui sont susceptibles de les remplacer s&#8217;ils s&#8217;inclinent devant le pouvoir des « marchés financiers » – il n&#8217;y a pas d&#8217;autre choix. Il est impératif de rembourser la dette dite « publique », plus exactement celle de l&#8217;État car le public (c&#8217;est-à-dire la masse des exploités) n&#8217;a jamais contracté cette dette.</p>
<p>Les fantomatiques « marchés financiers » ont une existence bien réelle : il s&#8217;agit de la classe dirigeante, autrement appelée la bourgeoisie. Cette classe est parfaitement consciente de ses intérêts et elle les défend en conduisant méthodiquement sa propre lutte de classe au moyen d&#8217;une puissante organisation centralisée : l&#8217;État.</p>
<p>La meilleure preuve de cette réalité est apportée par la question de la dette dite « publique ». Rappelons ce que disait Marx de cette dernière : « <em>La dette publique, en d’autres termes, l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique.(…) Le crédit public, voilà le credo du capital. La dette publique opère comme un des agents les plus énergiques de l’accumulation primitive. Par un coup de baguette, elle doue l’argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu’il ait pour cela à subir les risques, les troubles inséparables de son emploi industriel et même de l’usure privée.<strong> Les créditeurs publics, à vrai dire ne donnent rien</strong> </em>[souligné par nous]<em>, car leur principal métamorphosé en effets publics d’un transfert facile, continue à fonctionner entre leurs mains comme autant de numéraire</em>. » (1)</p>
<p>Ainsi s&#8217;obstiner à reconnaître cette dette, même en demandant une expertise puis « <em>un réaménagement négocié des dettes publiques, l&#8217;échelonnement des remboursements, la baisse des taux d&#8217;intérêt</em>s » (2) c&#8217;est reconnaître la légitimité du capital à demeurer à la direction de la société. En d&#8217;autres termes c&#8217;est s&#8217;interdire toute politique de transition vers le socialisme.</p>
<p>Pour les victimes du Capital, toutes les victimes – ces 99% dont parlent les indignés dans plusieurs pays dans le monde – la question qui se pose est celle d&#8217;être en capacité de mettre un terme au pouvoir de nuisances de la classe bourgeoise. Personne, mis à part quelques charlatans, ne connaît à l&#8217;avance comment les victimes du Capital – elles aussi – parviendront à agir consciemment en classe sociale. Une chose est certaine : cela passe par l&#8217;expression systématique de la contestation de toutes les mesures du gouvernement, par le refus de collaborer avec lui (par exemple en boycottant sa conférence antisociale du 18 janvier), puis progressivement par l&#8217;auto-organisation et la manifestation de la volonté de briser les diverses machineries étatiques du Capital.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Emile Fabrol</strong></p>
<h4> 1.-<em> Le Capital</em> , livre 1, 8e section, chapitre 31 la genèse du capital financier, pages 550-552, Éditions sociales 1976.<br />
2.-<em> Le Programme du Front de gauche</em>, page 70.</h4>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La faillite programmée de l&#8217;enseignement supérieur public</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 17:48:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[politique gouvernementale]]></category>

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		<description><![CDATA[première mise en ligne le 22 décembre 2011 sur http://promcomm.wordpress.com L’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), l’Université de Savoie, l’Université Bordeaux III, l’Université de Limoges et l’Ecole normale supérieure de Cachan ont connu deux exercices financiers consécutifs déficitaires. Elles &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/la-faillite-programmee-de-lenseignement-superieur-public/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<address><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/01/assez.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-32" title="assez" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/01/assez-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>première mise en ligne le 22 décembre 2011 sur <a href="http://promcomm.wordpress.com" target="_blank">http://promcomm.wordpress.com</a></address>
<p>L’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), l’Université de Savoie, l’Université Bordeaux III, l’Université de Limoges et l’Ecole normale supérieure de Cachan ont connu deux exercices financiers consécutifs déficitaires.<strong> Elles ont donc été placées sous la tutelle du Recteur</strong>.</p>
<p>Sont menacées également à court terme l’Université de Paris XIII et l’INSA de Rouen, voire l’Université de Bretagne sud (déficit de 1,2 million d&#8217;euros), l’Université de Paris II, l’Université de Nantes (déficit de 4 millions) et celle de Pau (déficit de 2 millions).</p>
<p>En 2010, le déficit cumulé des Universités a atteint le pic de 37 millions d’€. En 2011, il a littéralement explosé.</p>
<p><span id="more-19"></span></p>
<p>Avec la loi sur l’autonomie, ce déficit va s’accroître inexorablement. Le président de l’Université de Savoie explique ainsi que le déficit enregistré en 2009 est le résultat des «<em> mises aux normes comptables</em> », « <em>obligatoires</em> » découlant de la LRU qui ont pesé pour 2,1 millions d&#8217;euros dans les comptes. Le président de l’Université de Limoges parle lui d’un « <em>mécanisme</em> » qui a conduit à 3 millions de déficit. Le Président de la Conférence des présidents d&#8217;université (CPU), affirme « <em>on ne peut pas dire que c&#8217;est lié à la mauvaise gestion des présidents autonomes</em> ». Il ajoute que la situation est liée «<em> à l&#8217;autonomie, en raison du changement des règles comptables</em> ». Le déficit est donc programmé pour mieux reformater l’enseignement supérieur public.</p>
<p>La loi sur l’autonomie modifie l’inscription budgétaire des recettes provenant des usagers de l’Université, les étudiants. Les frais d’inscriptions sont désormais comptabilisés sur deux exercices budgétaires : un tiers sur une année et les deux autres tiers sur la suivante.</p>
<p>La masse salariale est désormais réintégrée dans le budget universitaire. Elle constitue une donnée d’ajustement budgétaire. En d’autres termes, pour ne pas être en déficit, des postes sont gelés par dizaines, comme à Bordeaux (15 postes d’ATER), à l’Université de Bretagne-Sud (18 postes gelés, 44 renouvelés à durée déterminée pour éviter un engagement à long terme). Avec comme conséquence la suppression de formations : 8.000 heures de cours supprimées à Bordeaux et à l’Université de Bretagne Sud, les formations à faible effectif ont été fermées. A Grenoble I, les programmes de recherche et de formation seront en 2012 amputés de 5 à 10%. A Nantes, le déficit de 4 millions porte sur la masse salariale. Les économies passeront par une réduction de 20% des heures complémentaires, par la suppression de formations pour les personnels, par une baisse des prestations de fonctionnement et par le gel des investissements.</p>
<p>Et si cela n’est pas suffisant pour faire face aux dépenses, les universités puisent dans leurs réserves financières, comme l’a fait par exemple l’Université Paris VI. Elles se départissent donc d’une partie de leur épargne, parfois en réorientant des recettes (contrats de recherche, subvention de collectivités) devant financer d’autres dépenses (achat de matériel de recherche, financement de programmes de recherche). Mais cette voie comptable ne durera qu’un temps.</p>
<p>Demain, ce sont les droits d’inscriptions qui constitueront la nouvelle donnée d’ajustement, alors que la faillite des CROUS est-elle aussi organisée comme en témoigne la question du retard de versement des bourses.</p>
<p>Mais demain, y-aura-t-il encore des universités dignes de ce nom. <em>Le Monde</em> du 25 novembre 2011 titrait un de ses articles, non sans raison « <em>des universités en ruine</em> ».</p>
<p>Etudiants, Enseignants, Chercheurs, personnels administratifs ou technique, nous sommes tous dans la même galère qui vogue vers un enseignement supérieur public vivant dans la misère.</p>
<p>L’Université de Reims, comme toutes les autres est prise dans ce processus. D’ailleurs les fonds publics (État, Région, Département, Commune) lui échappent au profit d’établissements jugées plus rentables comme Science po Reims (60 millions d’€), l’Ecole centrale (30 millions d’€ sur le site Reims Pomacle) ou encore RMS. Preuve que la présence massive d’étudiants issus des classes populaires et moyennes n’intéresse plus, la Ville de Reims a décidé de supprimer la gratuité de l’abonnement aux médiathèques pour les étudiants, en pleine crise économique !</p>
<p>Déjà des filières sont supprimées, des postes gelés, les bâtiments s’écroulent. Alors à quand le déficit programmé et organisé pour mieux recomposer l’URCA en fonction des seuls besoins du patronat, sous les diktats du Recteur et du pôle de compétitivité en agro-ressources?</p>
<p>La prétendue «<em> autonomie </em>» des universités est un jeu de dupes qui tue le service public et dessine la carte d’un enseignement supérieur à plusieurs vitesses.</p>
<p>Les personnels et les étudiants ne sont pas responsables des déficits engendrés par la politique du gouvernement relayée complaisamment par la conférence des présidents d’université (CPU).</p>
<p>Les personnels de l’Université de Pau réunis en assemblée générale viennent de se déclarer « <em><strong> Université en colère ! </strong></em>», prêts à mener toutes les actions nécessaires afin d’obtenir du gouvernement les moyens nécessaires au bon fonctionnement de leur université : l’indignation et la colère montent, nous ne paierons pas leur crise ! L’Université de Reims pourrait rejoindre l’université de Pau.</p>
<p>Il y a des raisons objectives pour les personnels enseignant ou non enseignant et les étudiants de le faire.</p>
<h3>UN CAS CONCRET : L&#8217;UNIVERSITE DE REIMS</h3>
<p>En effet, le Budget de l’URCA pour 2011 après la 3ème Décision Budgétaire Modificatrice (DBM) laisse apparaître un déficit de fonctionnement de 1 115 996 €.</p>
<p>Pour éviter ce déficit, l’exécutif universitaire<strong> a raclé les fonds de tiroir</strong>, allant jusqu’à inscrire en recettes 2011, 200 000 € de subventions prévues pour BU, uniquement notifiés, mais dont le versement devrait s’effectuer en 2012. Cette pratique comptable porte atteinte à la sincérité du Budget 2011. Sans ce tour de passe &#8211; passe, le déficit atteindrait non pas 1 115 996 € mais 1 315 996 €. 15% du déficit sont ainsi camouflés.</p>
<p>Autre technique peu glorieuse et peu transparente, celles des amortissements neutralisés. Elle représente pour 2011 : 5 772 412 €.</p>
<p>Cette procédure de l’amortissement neutralisé est une baguette magique comptable qui consiste en la constatation parallèlement à la charge budgétaire d’une recette d’un même montant qui neutralise cette charge, dans la section fonctionnement. L’Etat pousse les Université a développé cette pratique dans le cadre de l’autonomie pour là aussi cacher les déficits.</p>
<p>A Orsay, en mars 2011, les commissaires aux comptes ont remis en cause la politique de neutralisation des amortissements. Les services financiers de l’Université de Montpelier II ont pour leur part souligné que « <em>bien que ce mécanisme soit conforme aux préconisations de la M93, il appelle toutefois une vigilance particulière sur les modalités de financement des renouvellements d’équipement, l’établissement n’étant en rien assuré de l’octroi de nouvelles subventions</em> ».</p>
<p>Si à Nantes, les amortissements neutralisés représentent 1,8% du budget, à Reims pour 2011, ils correspondent à 3,03% et passerons à 3,75% en 2012.</p>
<p>Ce qui ne manque pas de permettre de porter des doutes sur la sincérité du projet de budget 2012 de l’URCA, présenté comme devant dégager un excédent de fonctionnement de 1 069 946 € et une capacité d’autofinancement de 3 026 021 €.</p>
<p>Celui de 2011 avait lui aussi été présenté comme devant produire un excédent de gestion de 1 069 946 €. Alors en 2012, bis repetita ?</p>
<p>Il est vrai que les dépenses de fonctionnement et de personnel sont fortement comprimées passant de 190 009 035 € (Budget 2011 après la 3ème DBM) à 186 449 504 € (projet de Budget Initial 2012), soit moins 3 559 531 €.</p>
<p>Le fonctionnement général est particulièrement touché passant de 38 621 046 € à 34 601 364 €, soit moins 4 019 683 €, soit moins 10,4%.</p>
<p>Le montant budgétisé en 2012 au titre des heures complémentaires est en réduction de 658 973 €, soit une baise de 18,8%.</p>
<p>L’IUT (là où les étudiants issus des couches populaires se concentrent) est la principale victime de cette baisse, avec la Faculté des Sciences Exactes et Naturelles.</p>
<p>La BU n’est pas épargnée. Les 200 000 € prévus pour 2012 mais intégrés au budget 2011 pour limiter le déficit ont pour conséquence que « <em>les dépenses documentaires ont été réduites</em> ». Cela au moment même où la ville de Reims va faire payer les étudiants pour emprunter des livres dans les Médiathèques et bibliothèques municipales.</p>
<p>Au demeurant, le projet de BI 2012 prévoit une perte de recettes d’investissement de 2 095 421 € (recherche, SAIC, maintenance).</p>
<p>Ce n’est pas grave. <strong>La baguette magique des amortissements neutralisés est là</strong>. Ceux qualifié prosaïquement ou pudiquement de « <em>recettes non décaissables</em> » (pour ne pas dire de l’argent qui n’existe pas) augmentent de 1 237 156 € pour atteindre 7 009 568 €. C’est comme cela que le projet de budget 2012 présente un excédent de gestion et une capacité d’autofinancement. C’est comme cela que l’URCA évite d’être pour la deuxième année consécutive en déficit et par conséquent se soustrait à la tutelle rectorale.</p>
<p><strong>Mais il s’agit là d’une boite de pandore, voire d’une bombe à retardement</strong>. Même des sénateurs de droites dans un rapport l’écrivent: « <em>La neutralisation est applicable aux établissements qui ne supportent pas la charge de renouvellement des biens dont ils disposent : elle permet de constater la dépréciation du bien, sans qu&#8217;il soit pour autant nécessaire pour l&#8217;établissement de dégager des ressources financières en vue de financer ce renouvellement, qui est à la charge du propriétaire, c&#8217;est-à-dire l&#8217;Etat. La charge de renouvellement est ainsi neutralisée par la constatation d&#8217;un produit exceptionnel de même montant par prélèvement sur l&#8217;apport de l&#8217;Etat</em>. » Or, « <em>le financement de la charge du renouvellement soulève nécessairement des questions délicates : cela implique de dégager des ressources financières nouvelles dans un contexte budgétaire extrêmement contraint</em> ». Rapport d&#8217;information n° 578 (2009-2010) de MM. Philippe ADNOT et Jean-Léonce DUPONT, fait au nom de la commission de la culture et de la commission des finances, déposé le 23 juin 2010. Philippe Adnot est le Président du conseil général de l’Aube et l’initiateur de l’Université de Technologie de Troyes.</p>
<p>L’URCA n’étant pas propriétaire des locaux qu’elle utilise, l’amortissement des bâtiments a été neutralisé, c’est-à-dire passé en recettes. Ces écritures contribuent en 2011 à réduire le déficit et pour 2012 à permettre de présenter un budget excédentaire. <strong>Sans ces écritures, le déficit en 2011 n’aurait pas été de 1 115 996 €, mais 6 888 408 €. Le projet de BI 2012 ne serait pas excédentaire de 1 069 946 € mais déficitaires de 5 939 622 € après des coupes sombres dans le fonctionnement (heures complémentaires, achats documentaires pour la BU)</strong>.</p>
<p>Une fois devenue propriétaire des locaux dans le cadre de l’autonomie, l’URCA ne pourra plus jouer à ce jeu comptable qui bien qu’elle soit en déficit lui permet d’être virtuellement excédentaire. On a ainsi un avant-goût de ce qui se produira si la dévolution des locaux à l’Université devient effective dans le cadre de l’autonomie. La saveur acre de mesures sans précédents d’austérité.</p>
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