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	<title>Prométhée - Tribune Communiste &#187; Union européenne</title>
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	<description>Un spectre hante l&#039;Europe, le spectre du communisme (Marx &#38; Engels)</description>
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		<title>Grand marché transatlantique L&#8217;opinion de Trotsky</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2014 12:11:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[capital]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Que veut le capital américain ? A quoi tend-il ? Il cherche, dit-on, la stabilité. Il veut rétablir le marché européen dans son intérêt, il veut rendre à l&#8217;Europe sa capacité d&#8217;achat. De quelle façon ? Dans quelles limites ? En effet, le capital &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/grand-marche-transatlantique-lopinion-de-trotsky/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2014/05/trotskybl.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-568" title="Léon Trotsky" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2014/05/trotskybl-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Que veut le capital américain ? A quoi tend-il ? Il cherche, dit-on, la stabilité. Il veut rétablir le marché européen dans son intérêt, il veut rendre à l&#8217;Europe sa capacité d&#8217;achat. De quelle façon ? Dans quelles limites ? En effet, le capital américain ne peut vouloir se faire de l&#8217;Europe un concurrent. Il ne peut admettre que l&#8217;Angleterre et, à plus forte raison, l&#8217;Allemagne et la France recouvrent leurs marchés mondiaux, parce qui lui-même il est à l&#8217;étroit, parce qu&#8217;il exporte des produits et s&#8217;exporte lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Il vise à la maîtrise du monde, il veut instaurer la suprématie de l&#8217;Amérique sur notre planète. Que doit-il faire à l&#8217;égard de l&#8217;Europe ? Il doit, dit-on, la pacifier. Comment ? Sous son hégémonie. Qu&#8217;est-ce que cela signifie ? Qu&#8217;il doit permettre à l&#8217;Europe de se relever, mais dans des limites bien déterminées, lui accorder des secteurs déterminés, restreints, du marché mondial. Le capital américain commande maintenant aux diplomates. Il se prépare à commander également aux banques et aux trusts européens, à toute la bourgeoisie européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ce à quoi il tend. Il assignera aux financiers et aux industriels européens des secteurs déterminés du marché. Il réglera leur activité. En un mot, il veut réduire l&#8217;Europe capitaliste à la portion congrue, autrement dit, lui indiquer combien de tonnes, de litres ou de kilogrammes de telle ou telle matière elle a le droit d&#8217;acheter ou de vendre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Extrait d&#8217;un discours de <strong>Léon Trotsky</strong> prononcé à Moscou le 28 juillet 1924. Publié la première fois dans le numéro 1 (janvier 1925) de <em><strong>la Révolution prolétarienne</strong></em> (revue mensuelle syndicaliste communiste). L&#8217;intégralité du discours se trouve dans <em><strong>Europe et Amérique</strong></em> (Librairie de l&#8217;Humanité, 1926). On peut retrouver les numéros de <em><strong>la Révolution prolétarienne</strong></em> en cliquant <a href="http://cras31.info/spip.php?article50" target="_blank"><strong>ICI</strong></a>.</p>
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		<title>Le cynisme des &#171;&#160;socialistes&#160;&#187; européens</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Apr 2014 12:47:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[austérité]]></category>
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		<description><![CDATA[Au concours international du plus gros mensonge de l&#8217;année, à l&#8217;unanimité du jury, la palme d&#8217;or a été attribuée au&#8230; Parti « socialiste » européen (PSE). Le 17 avril, le PSE tiendra meeting à Paris, en présence de Martin Schulz (candidat à &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/le-cynisme-des-socialistes-europeens/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2014/04/medefps.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-563" title="PS MEDEF" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2014/04/medefps-150x150.jpg" alt="Envoyosn Valls'er le gouvernemnent" width="150" height="150" /></a>Au concours international du plus gros mensonge de l&#8217;année, à l&#8217;unanimité du jury, la palme d&#8217;or a été attribuée au&#8230; Parti « socialiste » européen (PSE). Le 17 avril, le PSE tiendra meeting à Paris, en présence de Martin Schulz (candidat à la présidence de la Commission européenne) sur le thème : « <em><strong>l&#8217;austérité en Europe est une erreur</strong></em> » (1). En Europe, comme partout ailleurs, l&#8217;austérité est plus qu&#8217;une erreur c&#8217;est un crime social produisant des effets dramatiques dans les classes sociales qui n&#8217;ont pas le privilège de détenir du capital.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette affirmation du PSE contredit la pratique de toutes ses sections depuis des décennies puisqu&#8217;elles ont mis, mettent et mettront l&#8217;austérité en œuvre. En Allemagne, Schröder et son comparse Hartz ont instauré une sévère austérité qui fait baver d&#8217;envie la bourgeoisie française. Aujourd&#8217;hui, le SPD persiste en cogérant le pays avec Merkel. Le PSOE en Espagne et le PASOK en Grèce ont suivi le même chemin. Le premier a perdu les élections et le second a été licencié par le tandem Sarkozy-Merkel pour laisser la place à la troïka (2).</p>
<p style="text-align: justify;">En France le gouvernement PS – ou plus exactement le gouvernement PS-MEDEF – est totalement investi dans la même logique : nouvelle contre-réforme des retraites, démantèlement du code du travail et maintenant le pacte dit de responsabilité. Ce dernier va produire des coupes sombres dans la protection sociale et les services publics ; autant d&#8217;abérations pour le capital. Pour parvenir à cet objectif le gouvernement Valls mise sur la franche coopération des directions syndicales autrement désignée sous le vocable de dialogue social.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, toute la construction de l&#8217;Union européenne (UE) est fondée sur la totale liberté pour le capital : austérité permanente, concurrence entre les salariés des pays membres de l&#8217;UE. Peut importe les effets réels sur les véritables producteurs pourvu que soit sauvé la profitabilité du capital. Du traité de Rome (1957) au TSCG (2012) en passant par le traité de Maastricht et les dogmes fondateurs de la Banque centrale européenne, tout ce fatras institutionnel, bureaucratique et opaque à souhait peut se résumer par une seule phrase : implacable mise en œuvre du principe libéral qui veut que seuls les plus forts survivent.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;on le veuille ou non, c&#8217;est au niveau européen que se déroule la lutte des classes même si pour l&#8217;heure seule la bourgeoisie en a pris conscience. A son époque où l&#8217;organisation du mouvement ouvrier était encore balbutiante et où l&#8217;UE n&#8217;existait pas, Marx posait ainsi le problème : « <em>la nouvelle révolution française sera obligée de quitter aussitôt le terrain national et de conquérir le terrain européen, le seul où pourra l&#8217;emporter la révolution sociale du 19e siècle</em> » (3). Ce qui était vrai en 1848 devient une nécessité vitale en ce début du 21e siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le PSE et ses sections ont fait leur choix : tout pour le capital ! Leur mensonge grossier ne trompera pas éternellement la classe ouvrière européenne. La déroute du PS aux élections municipales en est un indice brouillé par l&#8217;implantation du FN. Si l&#8217;on se refuse à ajouter un cauchemar politique au cauchemar social existant, il convient de se préparer à la confrontation avec toutes les institutions qui écrasent la classe ouvrière sous le joug totalitaire du capital (4). L&#8217;émancipation ne sera possible qu&#8217;en brisant toutes nos chaînes.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Émile Fabrol</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1.- <a href="http://www.parti-socialiste.fr/articles/le-17-avril-meeting-europeen-au-cirque-dhiver" target="_blank">http://www.parti-socialiste.fr/articles/le-17-avril-meeting-europeen-au-cirque-dhiver</a> 2.- Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI<br />
3.- Karl Marx, <em>les Luttes de classes en France (1848-1950)</em>, Éditions sociales, 1952, page 47.<br />
4.- <em>Le totalitarisme n&#8217;est pas seulement une uniformisation politique terroriste, c&#8217;est aussi une uniformisation économico-technique non terroriste qui fonctionne en manipulant les besoins (…). Le totalitarisme n&#8217;est pas seulement le fait d&#8217;une forme spécifique de gouvernement ou de parti, il découle plutôt d&#8217;un système spécifique de production et de distribution, parfaitement compatible avec un « pluralisme » de partis, de journaux, avec la « séparation des pouvoirs », etc.</em> Herbert Marcuse, <em>l&#8217;Homme unidimensionnel</em>, Les Éditions de Minuit, 1968, page 29.</p>
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		<title>Après l&#8217;écotaxe : la taxe sur l&#8217;air</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Nov 2013 10:13:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon le principe que toute chose à un prix, des indiscrétions en provenance de Bruxelles laissent entendre que serait à l&#8217;étude une taxe sur la consommation humaine de l&#8217;air (TCHA). En effet à ce jour l&#8217;air que l&#8217;on respire est &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/apres-lecotaxe-la-taxe-sur-lair/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/11/vigne97.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-423" title="vigne97" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/11/vigne97.jpeg" alt="" width="82" height="81" /></a>Selon le principe que toute chose à un prix, des indiscrétions en provenance de Bruxelles laissent entendre que serait à l&#8217;étude une taxe sur la consommation humaine de l&#8217;air (TCHA). En effet à ce jour l&#8217;air que l&#8217;on respire est la seule denrée encore gratuite.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les diverses instances de l&#8217;Union européenne on cogite pour savoir comment définir cette nouvelle taxe, plusieurs hypothèses sont envisagées. Celle qui retiendrait l&#8217;attention serait une taxe proportionnelle au volume de la cage thoracique du respirant. Des exonérations totales ou partielles seraient prévues pour les enfants en bas âge et pour les vieillards hospitalisés. En revanche une surtaxe frapperait les fumeurs. Il serait même à l&#8217;étude une une vignette sur les véhicules automobiles selon le principe que les pollueurs doivent être les payeurs. Redoutant une grogne des routiers, les camions bénéficieraient d&#8217;une détaxe partielle.</p>
<p>D&#8217;autre part nous ne savons pas comment la TCHA serait perçue. On parle d&#8217;un acquittement annuel, mais les initiateurs sont inquiets devant les effets éventuels du montant à régler en une seule fois.</p>
<p>Dernière difficulté : à qui confier l&#8217;encaissement de cette taxe. Pour la confier au secteur privé il faudrait recréer des sortes de fermiers généraux avec un risque d&#8217;explosion politique en France. Quant à instituer un monopole public, la Commission européenne s&#8217;y refuse ne voulant pas entendre pas prendre une décision contraire au traité de Maastricht.</p>
<p style="background: yellow;">Texte publié sous la signature de <strong>Glasno Zuth</strong>, rubrique « canulars politiques », dans le numéro 28 de la revue <em><strong>Prométhée</strong></em>&#8230; <strong>1er trimestre 1997</strong></p>
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		<title>La face cachée du TSCG</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Sep 2012 22:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[« Le capitalisme ne peut pas s&#8217;effondrer, c&#8217;est l&#8217;état naturel de la société. La démocratie n&#8217;est pas l&#8217;état naturel de la société. Le marché, oui. » Alain Minc [1] « Faut que ça saigne » chantait Boris Vian dans Les Joyeux Bouchers, tel est &#8230; <a href="https://www.promethee-1871.com/la-face-cachee-du-tscg/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">« <em>Le capitalisme ne peut pas s&#8217;effondrer, c&#8217;est l&#8217;état naturel de la société. La démocratie n&#8217;est pas l&#8217;état naturel de la société. Le marché, oui</em>. »<br />
Alain Minc [1]</p>
<div id="attachment_126" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/04/Kapital.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-126" title="vive la crise !" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/04/Kapital-150x150.jpg" alt="vive la crise !" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">ce n&#39;est pas la crise pour tout le monde !</p></div>
<p>« <em>Faut que ça saigne</em> » chantait Boris Vian dans Les Joyeux Bouchers, tel est la devise des bourgeoisies européennes aux prises avec une crise majeure de leur système. Cette crise doit être payée par les exploités tant sur le plan économique que sur le plan politique. Voilà pourquoi s&#8217;installe une austérité permanente et une tendance nette à l&#8217;autoritarisme. Les travailleurs grecs ont inauguré cette politique avec des plans d&#8217;austérité à répétition qui aggravent toujours plus leurs conditions d&#8217;existence et avec le limogeage du gouvernement Papandreou décidé par le duo de choc Merkel-Sarkozy.</p>
<p>Un constat s&#8217;impose : tant que le prolétariat ne sera pas écrasé la bourgeoisie sait qu&#8217;elle n&#8217;a pas gagné.</p>
<p>Le nouveau traité européen que la majorité du PS et l&#8217;ensemble de la droite parlementaire se préparent à ratifier dans un touchant concert, dit traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), condense tous les enjeux de la lutte des classes en Europe. Les mots clés de ce traité sont « stabilité » et « gouvernance ».</p>
<p><span id="more-194"></span></p>
<h3> La quête de la stabilité</h3>
<p>La recherche de la stabilité, présentée sous ses aspects budgétaires, hante les bourgeoisies membres de l&#8217;Union européenne depuis des lustres. Le traité de Maastricht, en 1992, l&#8217;explicitait clairement, reprenant, en fait, le traité de Rome de 1957. Ce dernier instaurait un « <em>marché commun</em> » ou «<em> la concurrence n&#8217;est pas faussée</em> » [2]. Depuis les origines, ce que l&#8217;on appelle abusivement « l&#8217;Europe » cherche à se prémunir des mauvaises intentions que le prolétariat pourrait tôt ou tard nourrir à l&#8217;encontre du capitalisme. Et pour cela, la discipline budgétaire semble un argument idéologiquement convaincant. Rappelons que quand on nous parle de dépenses publiques il faut entendre la somme des budgets de l&#8217;État, des collectivités territoriales et de la&#8230; Sécurité sociale. Pour prendre un exemple parlant : combien de contre-réformes des retraites ont été imposées au nom de la discipline budgétaire ?</p>
<p>L&#8217;article 104-C du traité de Maastricht indique que « <em>les États membres évitent les déficits excessif</em>s » et que «<em> la Commission examine notamment si la discipline budgétaire a été respectée</em> ». La pacte de stabilité de 1997 – que Lionel Jospin a avalisé contre une simple déclaration sur l&#8217;emploi alors qu&#8217;il s&#8217;était engagé à le renégocier – ajoute l&#8217;obligation pour les États membres de notifier à la Commission le niveau de déficit et de dette ainsi que le programme pour les résorber. Aujourd&#8217;hui, le TSCG fait de l&#8217;équilibre budgétaire la règle et des déficits l&#8217;exception. Il est toléré un déficit de 0,5% du PIB.</p>
<p>A titre d&#8217;exemple, pour la France, selon la Cour des comptes, en 2010 le déficit était de 5% soit environ 97 milliards d&#8217;euros. Le ramener à 0,5% équivaut à trouver la bagatelle de 87 milliards d&#8217;euros. Le projet de budget pour 2013 en dégage 30 milliards et fixe l&#8217;objectif du TSCG – non encore ratifié – pour 2015. Cela donne une petite idée des futurs sacrifices qu&#8217;entraînera la machine infernale que François Hollande vient de mettre en branle.</p>
<p>Si un État membre n&#8217;est pas dans les clous, le traité de Maastricht prévoyait une longue séquence de rapport de la Commission, de recommandations du Conseil des chefs d&#8217;États et de gouvernements et en dernier recours des amendes. L&#8217;expérience a montré que tout cela n&#8217;a pas vraiment fonctionné en particulier pour la France et l&#8217;Allemagne. Par contre pour la Grèce, l&#8217;Italie ou encore l&#8217;Espagne les obligations doivent être remplies. Si l&#8217;on prend le cas de la France, le gouvernement de Lionel Jospin avait laissé un déficit public dans la norme fatidique des 3%, durant dix ans – et surtout sous le règne de Nicolas Sarkozy – le déficit et la dette ont explosé. Désormais, le TSCG prévoit des sanctions automatiques. Fini le laxisme !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le TSCG introduit deux nouveautés </span>:</p>
<ol>
<li>Pour que les sanctions ne s&#8217;appliquent pas il faut une majorité qualifiée du Conseil qui se prononce contre. Depuis le traité de Maastricht c&#8217;est l&#8217;inverse (une majorité qualifiée qui se prononce en faveur des sanctions).</li>
<li>Un État membre peut porter plainte contre un autre devant la Cour de justice européenne. La décision de cette dernière est contraignante.</li>
</ol>
<p>Le recours à la Cour de justice n&#8217;a rien de nouveau. Il s&#8217;agit d&#8217;une extension du rôle de cette dernière. Selon l&#8217;article 177 du traité de Maastricht elle dispose de la capacité d&#8217;interprétation des traités et de validation des actes des institutions de l&#8217;Union européenne. L&#8217;article 171 du dit traité lui accorde le droit de sanctionner tout État membre qui manquerait «<em> à une obligation qui lui incombe en vertu du présent traité</em>. » L’État en question n&#8217;a pas d&#8217;autre choix que de s&#8217;exécuter. En réalité ces disposition découlent de la jurisprudence de cette même Cour. L&#8217;arrêt Costa stipule que le «<em> droit né du traité ne pouvait donc, en raison de son contenu spécifique original, se voir juridiquement opposer un texte interne </em>[à un État]<em> quel qu&#8217;il soit</em>. » Cet arrêt date du 15 juillet&#8230; 1964.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, le TSCG se contente – si l&#8217;on peut dire – d&#8217;approfondir la tendance lourde au gouvernement des juges et des experts.</p>
<h3>La gouvernance contre la démocratie</h3>
<p>Dans la démocratie classique il existe une forme plus ou moins effective de séparation des pouvoirs. Ces pouvoirs sont identifiables et par voie de conséquence contestables. Pour le capital ce principe est de plus en plus pervers. C&#8217;est ainsi que naquit la « gouvernance ». Tout le monde en parle, mais pas grand monde est capable d&#8217;en donner une définition compréhensible. Dans leur livre <em>La Ville européenne comme société et acteur</em>, Arnaldo Bagnasco et Patrick Le Galés présentent ainsi la gouvernance : « <em>un processus de coordination d&#8217;acteurs, de groupes sociaux, d&#8217;institutions pour atteindre des buts propres discutés et définis collectivement dans des environnements fragmentés et incertains</em>. »</p>
<p>Conclusion. Plus de classes sociales antagonistes, il n&#8217;existe que des partenaires qui agissent dans le cadre de valeurs communes. Il s&#8217;agit des normes établies par les traités de l&#8217;Union européenne et par la jurisprudence de la Cour de justice. Au passage cela implique l&#8217;intégration des organisations syndicales et le généralisation du « dialogue social ». L’État, autrement dit « <em>le pouvoir politique</em> » n&#8217;est plus « <em>le résumé officiel de l&#8217;antagonisme dans la société civile</em> » comme le caractérisait Karl Marx dans <em>Misère de la philosophie</em> [3].</p>
<p>En somme, si ça marche, le capital aura atteint son objectif ! Son objectif : interdire toute possibilité d&#8217;alternative politique et ne permettre qu&#8217;une simple alternance gouvernementale. Comme Lionel Jospin en 1997, François Hollande s&#8217;inscrit idéologiquement dans cette démarche que le très libéral Alain Madelin qualifiait, en 1992, «<em> d&#8217;assurance vie contre le socialisme </em>».</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Emile Fabrol</strong></p>
<p>1.- <em>Le Monde</em> du 17 décembre 1994.<br />
2.- Dans les articles 2 et 3.<br />
3.- <em>La Pléiade</em>, Œuvres économiques I, page 136.</p>
<p>&nbsp;</p>
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