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	<title>Prométhée - Tribune Communiste &#187; révolution</title>
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	<description>Un spectre hante l&#039;Europe, le spectre du communisme (Marx &#38; Engels)</description>
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		<title>Marxisme et Ecosocialisme</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2018 18:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous reproduisons deux articles qui abordent cette question. Le plus récent : Marx a-t-il inventé l&#8217;écosocialisme ? de Michel Husson publié par le site alencontre le 21 décembre 2017. Lire l&#8217;article en cliquant ICI ou télécharger l&#8217;article en PDF. Le &#8230; <a href="http://www.promethee-1871.com/marxisme-et-ecosocialisme/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_622" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2018/03/marxvert.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-622" title="marx vert" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2018/03/marxvert-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">illustration du site Alencontre</p></div>
<p>Nous reproduisons deux articles qui abordent cette question.</p>
<p>Le plus récent : <strong><em>Marx a-t-il inventé l&#8217;écosocialisme ?</em></strong> de Michel Husson publié par le site <strong>alencontre</strong> le 21 décembre 2017. Lire l&#8217;article en cliquant <em><strong><a href="http://alencontre.org/ecologie/marx-a-t-il-invente-lecosocialisme.html" target="_blank">ICI</a></strong></em> ou télécharger l&#8217;article en <em><strong><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2018/03/marx_engels_ecosocialiste_alencontre.pdf" target="_blank">PDF</a></strong></em>.</p>
<p>Le plus ancien : <strong><em>Marx-Engels fondateurs de l&#8217;écologie révolutionnaire</em></strong> publié par le numéro 26 (juin 2002) de la revue <strong>Prométhée</strong>. Télécharger l&#8217;article en <em><strong><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2018/03/marx_engels_ecosocialiste_promethee.pdf">PDF</a></strong></em>.</p>
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		<title>Pour une action politique générale</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Feb 2018 16:21:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[mouvement politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Le capitalisme n&#8217;est pas qu&#8217;un système d’exploitation du travail et de la nature. C&#8217;est un rapport social, une puissance sociale, un système d&#8217;oppressions imbriquées, simultanées, superposées. Comme le soulignait, en 1984, Barbara Smith : « Il n&#8217;y a aucune chance pour qu&#8217;un &#8230; <a href="http://www.promethee-1871.com/pour-une-action-politique-globale/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2018/02/Rl-une.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-612" title="rosa luxemburg" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2018/02/Rl-une-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Le capitalisme n&#8217;est pas qu&#8217;un système d’exploitation du travail et de la nature. C&#8217;est un rapport social, une puissance sociale, un système d&#8217;oppressions imbriquées, simultanées, superposées. Comme le soulignait, en 1984, Barbara Smith : « <em>Il n&#8217;y a aucune chance pour qu&#8217;un groupe opprimé renverse le système tout seul</em>. » Toute tendance à séparer les oppressions, à considérer l&#8217;extorsion de la plus-value comme ayant un statut spécial est une voie sans issue. Pire cela laisse les mains libres au capital, rendant impuissante toute tentative globale d&#8217;affronter le pouvoir du capital. C&#8217;est dans ces conditions que se pose la question de l&#8217;intersectionnalité, concept construit dans les luttes afroféministes aux États-Unis. Ce concept cherche à imbriquer les oppressions de classe, de genre et de race avec comme objectif un mouvement unifié – ce qui ne signifie pas uniforme – pour combattre toutes les formes d&#8217;oppressions. Ce qui constitue le cœur d&#8217;un véritable projet émancipateur. A la différence de Laclau et Mouffe qui, en 1985, théorisaient « <em>l&#8217;autonomisation des sphères de luttes </em>» laissant ces dernières flotter dans la superstructure sans relation avec l&#8217;exploitation, l&#8217;intersectionnalité a besoin du prolétariat et de sa puissance collective.<span id="more-611"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La transformation néo-libérale de la société est une offensive globale, elle ne touche pas que l&#8217;économie, elle touche toutes les sphères de la société. Il y a une cohérence dans cette transformation : le seul droit fondamental est celui de la propriété privée des moyens de production, réaliser l&#8217;homme entrepreneurial qui fait (ou non) fructifier son capital dans toutes ses activités, y compris personnelles. C&#8217;est un processus de dé-prolérisation du prolétariat que passe par la destruction de toute forme pouvant inspirer un sentiment collectif (sécurité sociale, code du travail, intégration des syndicats comme acteurs de la gouvernance). C&#8217;est également un processus de dé-démocratisation ; rien de peut remettre en cause les normes établies même pas le suffrage universel (France 2015, Grèce, Catalogne).La gouvernance remplace le gouvernement. La fonction de l’État est de faire respecter les normes juridiques et les bonnes pratiques économiques comme le soulignent Dardot et Laval dans <em>la Nouvelle Raison du Monde</em>. La réalité démontre la pertinence de ce que disait le <em>Manifeste communiste</em> : « <em>la bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, c&#8217;est-à-dire tous les rapports sociaux</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité pose la question de l&#8217;émergence d&#8217;une approche globale, d&#8217;un projet émancipateur. Il n&#8217;y a pas de solution miracle, mais cette question est fondamentale pour développer une praxis cherchant à désacraliser l&#8217;idéologie dominante et à faire émerger l&#8217;hégémonie des couches sociales exploitées et opprimées. Nous savons que toute mobilisation spécifique, fut-elle puissante, ne crée pas spontanément une réponse politique porteuse d&#8217;une alternative au pouvoir du capital. Mais elle peut l&#8217;ébranler ses bases : ainsi la détermination de la ZAD de Notre-Dame des Landes a fait reculer un gouvernement qui assume son intransigeance sur d&#8217;autres questions ; le mouvement Metoo repose avec force la question de la domination masculine au point que les puissants se serrent les coudes.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;existe aucun magicien capable de créer un mouvement de masse. Comme Rosa Luxemburg « <em>considérons le tableau vivant d&#8217;un véritable mouvement populaire issu de l&#8217;exaspération des conflits de classe et de la situation politique explosant avec la violence d&#8217;une force élémentaire en conflits aussi bien économiques que politiques</em>. » auxquels viennent s&#8217;ajouter les luttes contre la destruction de la nature et celles contre toutes les formes de racisme et de discriminations (notamment sexuelles) et portons les idées d&#8217;émancipation dans ces mouvements qui naissent naturellement de la lutte sociale en y posant la question d&#8217;une « <em>action politique générale</em> » comme l&#8217;indique Marx dans <em>Salaire, Prix et Profit</em>, car en restant dans la cadre d&#8217;une lutte purement revendicative le pouvoir du capital demeure le plus fort.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela passe par une révolution culturelle pour un très grand nombre de militantes et militants du mouvement ouvrier. S&#8217;il est vital de répondre aux attaques incessantes, généralisées du néo-libéralisme, il est hors de question de s&#8217;y laisser absorber. Il est temps de prendre conscience de la nécessité de sortir de la position de simplement réagir à chaque action du gouvernent. Car dans ces conditions c&#8217;est lui qui a l&#8217;initiative, et tout mouvement de contestation limite automatiquement sa capacité à contrecarrer les plans du pouvoir. La construction du commun entre les couches sociales exploitées et opprimées passe par un chemin, souvent escarpé, de libération de l&#8217;idéologie dominante et la capacité à se forger leur propre vision de la société.</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il est vrai que la contre-révolution ordo-libérale détruit un à un les cadres susceptibles de produire du commun, cela ne peut constituer un problème que pour ceux dont la réalité doit se plier à leurs dogmes (grève générale insurrectionnelle conduite par un parti d&#8217;avant-garde pour certains, construction du peuple par un chef charismatique pour d&#8217;autres). Certes la situation n&#8217;est pas facile, mais l&#8217;était-elle au début du capitalisme industriel ? Quant en sortant du rapport exclusif entre patron et ouvriers, ces derniers sont parvenus à se regrouper en syndicats via les Bourses du travail. Réfléchissons concrètement à la question de la création des outils d&#8217;aujourd&#8217;hui, de l&#8217;appropriation de l&#8217;espace public.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Emile Fabrol</strong></em></p>
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		<title>Un front démocratique et social pour combattre le néo-libéralisme autoritaire</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Aug 2017 12:19:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_607" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2017/08/pouv68.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-607" title="pouvoir" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2017/08/pouv68-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Nous ne sommes rien, soyons tout</p></div>
<p>Avec l&#8217;élection de Macron, il est grand temps de prendre en compte le néo-libéralisme et sa version autoritaire qu&#8217;affiche sans complexe le prince-président. Certes le capitalisme demeure le capitalisme tant que le prolétariat n&#8217;aura pas réalisé « <em>la conquête de la démocratie</em> » pour utiliser « <em>sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie</em> » selon les propos de Marx et Engels dans <em>le Manifeste communiste</em>. Mais ce serait une grave erreur de ne pas analyser et ni d&#8217;expliquer le fonctionnement du capitalisme dans la période actuelle.<span id="more-606"></span></p>
<p>Le néo-libéralisme, ou plus exactement l&#8217;ordo-libéralisme, est né en Allemagne, dans le cadre de l’École de Friburg, en réaction aux effets dramatiques pour la stabilité du pouvoir de la bourgeoisie du libéralisme classique lors de la crise de 1929. L&#8217;ordo-libéralisme repose sur cinq piliers : la propriété privée des moyens de production – seul droit fondamental, la stabilité monétaire, la concurrence libre et non faussée soit deux des bases essentielles des traités de l&#8217;Union européenne depuis 1957, l&#8217;ordre social cogéré par les partenaires sociaux dont le degré de liberté pour l&#8217;acteur salarial est contraint par les normes indépassables du système et enfin l&#8217;autonomie de l&#8217;entreprise qui constitue l&#8217;unique lieu où se tranche les relations entre exploiteurs et exploitéEs.</p>
<p>Sur le plan politique, c&#8217;est la mort de la démocratie bourgeoise classique. Ce qui devrait conduire à cesser de cultiver des illusions dans la possibilité d&#8217;entreprendre la transformation révolutionnaire de la société dans les limites du cadre institutionnel. Ceci n&#8217;est pas une nouveauté, Walter Eucken, l&#8217;un des pères fondateurs de l&#8217;ordo-libéralisme, se prononçait pour un État fort : « <em>L’État doit consciemment construire les structures, le cadre institutionnel, l&#8217;ordre dans lequel l&#8217;économie fonctionne. Mais il ne doit pas diriger le processus économique lui-même.</em> » Soit le réel programme de Macron, celui dont ces prédécesseurs ont jeté les bases sans pouvoir ou vouloir aller à la racine de cette orientation. Même si pour l&#8217;ensemble du personnel politique de la bourgeoisie le modèle de l&#8217;économie sociale de marché échappe au débat démocratique ordinaire. La Grèce en a été l&#8217;une des preuves la plus probante.</p>
<p>L&#8217;un des résultats de ces choix idéologiques est la déprolétarisation du prolétariat : éclatement des grandes unités de production, destruction des collectifs de travail dans l&#8217;entreprise, développement de l&#8217;intérim, des contrats précaires, et l&#8217;auto-entrepreunariat, persistance du chômage, exacerbation de la concurrence entre salariéEs de tous les pays, destruction des liens de solidarité (Sécurité sociale, code du travail), culte de l&#8217;individualisme, culte de celui qui réussit.</p>
<p>Un autre résultat est la fin du compromis historique entre l’État bourgeois et les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier. Est terminée cette phase dans laquelle pour ne pas tout perdre la bourgeoisie a accepté un compromis social. L&#8217;hégémonie de la bourgeoisie s&#8217;accompagnait d&#8217;une dimension sociale, globale pour la société plus ou moins représenté dans les fonctions de l’État, par les mécanismes de redistribution et de protection sociale. Cela instaurait un cadre idéologique de “progrès” sur lequel prospéraient d&#8217;une part le réformisme et sa pratique de la collaboration de classes et d&#8217;autre part le productivisme et son ignorance de la nature et de l&#8217;environnement.</p>
<p>L&#8217;offensive néo-libérale est mondiale, elle a accentué le développement capitaliste productiviste, en accélérant une crise écologique globale dans laquelle l’humanité est en train de s’enfoncer. Nous atteignons un point crucial dans l’histoire du monde, celui où le capitalisme atteint ses limites. Se dessine la convergence, voire la fusion des effets économiques et sociaux d’une crise économique prolongée avec les effets, de dimensions prodigieuses, de la crise écologique en particulier du changement climatique.</p>
<p>Les préoccupations immédiates de celles et ceux d&#8217;en bas ne se résument pas aux conditions de travail et aux salaires. C’est aussi, entre autres, la liberté de circulation, l’accès à un logement, l&#8217;accès à l&#8217;éducation, l’accès au système de santé et de prise en charge des soins aux enfants, aux personnes âgées et/ou dépendantes, se protéger contre la violence policière, une terre cultivable, un environnement non pollué, une citoyenneté pleine et entière quels que soient sa culture, son origine, son genre, son orientation sexuelle… Se pose donc centralement la question de faire se rencontrer les identités multiples pour que se constitue l&#8217;unité du prolétariat autour d&#8217;un projet commun, global et émancipateur.</p>
<p>Les mobilisations spécifiques, fussent-elles puissantes, ne créent pas par elles-mêmes une réponse politique porteuse d&#8217;une alternative au capitalisme. De même, l’illégitimité démocratique de Macron, sa faible base sociale (numériquement parlant, mais puissante politiquement parlant) et sa chute dans les sondages n&#8217;impliquent pas automatiquement une riposte d&#8217;ensemble. Également, s&#8217;en tenir à un discours simplement défensif ou dénonciateur ou se limiter à réagir à telle ou telle mesure présidentielle : tout cela est, certes nécessaire, mais largement insuffisant. Pour construire du commun, il faut être capable insuffler un esprit combatif, un esprit qui permette aux couches sociales exploitées et opprimées de se libérer de l&#8217;idéologie dominante et de se forger leur propre vision de la société.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que se pose la question de l&#8217;unité du prolétariat qui s&#8217;articule autour de la résistance à la politique présidentielle et de l&#8217;organisation démocratique de cette résistance. Nous devons confisquer à ces quelques dizaines de milliers de profiteurs le contrôle de la société et de nos vies. A tous les niveaux nous devons nous approprier l&#8217;espace public, créer nos outils de décision et de contrôle populaire. C&#8217;est à nous de décider des choix qui nous concernent, cela passe par des réseaux de solidarité capables de renforcer les résistances, de générer des institutions autonomes et de contrecarrer les assauts de l&#8217;ordre néo-libéral.</p>
<p>En conclusion, cela signifie la construction de l&#8217;expression politique indépendante de toutes les victimes de la dictature du capital et l&#8217;émergence d&#8217;un espace politique commun à tous les mouvements d&#8217;émancipation synthétisant leurs combats.</p>
<p style="text-align: right;"> <em><strong><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Émile Fabrol</span></span></strong></em></p>
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		<title>Rosa Luxemburg, Socialisme et Culture</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jul 2014 10:03:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous publions ci-dessous une lettre de Rosa Luxemburg à Franz Mehring en date du 27 février 1916. Cette lettre présente un grand intérêt pour la lutte révolutionnaire, tout particulièrement le passage sur la nature du combat du prolétariat. A notre &#8230; <a href="http://www.promethee-1871.com/rosa-luxemburg-socialisme-et-culture/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2014/07/RL4.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-572" title="Rosa Luxemburg" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2014/07/RL4-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Nous publions ci-dessous une lettre de <strong>Rosa Luxemburg</strong> à Franz Mehring en date du 27 février 1916. Cette lettre présente un grand intérêt pour la lutte révolutionnaire, tout particulièrement le passage sur la nature du combat du prolétariat. A notre connaissance elle n&#8217;a jamais été traduite en française.</p>
<p style="text-align: justify;">La traduction que nous proposons est de notre camarade <strong>Henry Nowak</strong>.</p>
<blockquote><p>Südende, le 27 février 1916<br />
Très cher ami!</p>
<p style="text-align: justify;">Permettez-moi de répéter ici les quelques mots par lesquels j’ai essayé de vous dire de vive voix pourquoi votre personne et votre activité nous sont particulièrement chères, et le resteront à tout jamais. Cela fait des décennies que vous êtes, chez nous, à votre poste ; un poste que personne d’autre que vous ne saurait tenir. Vous êtes le représentant de la véritable culture dans tout son éclat et toute sa splendeur. Si, selon Marx et Engels, le prolétariat allemand est l’héritier historique de la philosophie classique allemande, vous êtes l’exécuteur testamentaire de cet héritage. Vous avez sauvegardé ce qui restait du précieux trésor de ce qui fut la culture de la bourgeoisie et l’avez, du camp de la bourgeoisie, apporté au nôtre, celui des déshérités.</p>
<p style="text-align: justify;">Par vos livres comme par vos articles vous avez noué entre le prolétariat allemand et, non seulement la philosophie classique allemande, mais aussi la poésie classique, des liens infrangibles, non seulement à Kant et Hegel, mais aussi à Lessing, Schiller et Goethe. Par chaque ligne tracée par votre plume magnifique vous apprenez au prolétariat que le socialisme n’est pas une question de gros sous [Messer-und-Gabel-Frage, littéralement, des questions de couteau et de fourchette, des questions alimentaires, NdT] mais un mouvement culturel, une grande, une haute vision du monde. Et depuis plus d’une génération vous vous êtes donné pour tâche de défendre cet héritage, de monter la garde sur lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, depuis la terrible catastrophe de la Guerre mondiale, les héritiers de la philosophie classique ont aujourd’hui l’air de misérables mendiants rongés par la vermine.  Mais les lois d’airain de la dialectique historique, que vous avez su, jour après jour, si magistralement expliquer au prolétariat, impliquent que les mendiants, les gueux, d’aujourd’hui se redresseront et deviendront demain des combattants rudes et fiers. Et si tôt que l’esprit du socialisme retrouvera sa place dans les rangs des prolétaires allemands, leur premier geste sera de se saisir de vos écrits, fruits du travail de toute une vie, écrits dont la valeur est impérissable et dont jaillit toujours le souffle d’une noble et puissante conception du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, alors que les intellectuels d’origine bourgeoise nous trahissent et abandonnent en masse pour retourner à la mangeoire des puissants, nous pouvons les regarder s’en aller avec un sourire méprisant : Allez-vous-en ! Nous avons ravi à la bourgeoisie allemande le meilleur de ce qui lui restait en fait d’esprit, de talent et de caractère : Franz Mehring.</p>
<p>Cordialement vôtre à jamais<br />
Rosa Luxemburg</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Version Originale en allemand<span id="more-570"></span></strong></p>
<p>Sehr verehrter Freund!</p>
<p style="text-align: justify;">Sie müssen mir gestatten, hier nur die wenigen Worte zu wiederholen, in denen ich Ihnen mündlich zu sagen suchte, weshalb mir Ihre Persönlichkeit und Ihre Wirksamkeit besonders teuer sind und immer bleiben werden. Sie stehen bei uns seit Jahrzehnten auf einem eigenen Posten, den niemand außer Ihnen verwalten kann: Sie sind der Vertreter der echten geistigen Kultur in all ihrem Glanz und Schimmer. Wenn nach Marx und Engels das deutsche Proletariat der historische Erbe der klassischen deutschen Philosophie ist, so sind Sie der Vollstrecker dieses Vermächtnisses gewesen. Sie haben aus dem Lager der Bourgeoisie gerettet und zu uns, ins Lager der sozial Enterbten, gebracht, was noch an goldenen Schätzen der einstigen geistigen Kultur der Bourgeoisie übriggeblieben war. Durch Ihre Bücher wie durch Ihre Artikel haben Sie das deutsche Proletariat nicht bloß mit der klassischen deutschen Philosophie, sondern auch mit der klassischen Dichtung, nicht nur mit Kant und Hegel, sondern mit Lessing, Schiller und Goethe durch unzerreißbare Bande verknüpft. Sie lehrten unsere Arbeiter durch jede Zeile aus Ihrer wunderbaren Feder, daß der Sozialismus nicht eine Messer-und-Gabel-Frage, sondern eine Kulturbewegung, eine große und stolze Weltanschauung sei. Und diese zu verteidigen, auf ihrer Warte zu stehen ist seit mehr als einem Menschenalter Ihr Amt. Jetzt sehen freilich die Erben der klassischen Philosophie &#8211; seit dem furchtbaren Zusammenbruch im Weltkriege &#8211; wie elende Bettler aus, die von Ungeziefer gefressen werden. Aber die ehernen Gesetze der geschichtlichen Dialektik, die Sie so meisterhaft dem Proletariat tagaus, tagein zu erklären wußten, werden es mit sich bringen, daß sich die Bettler, die „Geusen“ von heute, wieder aufraffen und morgen zu stolzen und schroffen Kämpfern werden. Und sobald der Geist des Sozialismus in die Reihen des deutschen Proletariats wieder einzieht, wird seine erste Gebärde sein &#8211; nach Ihren Schriften. nach den Früchten Ihrer Lebensarbeit zu greifen, deren Wert unvergänglich ist und aus denen immer derselbe Odem einer edlen und starken Weltanschauung weht. Heute, wo uns Intelligenzen bürgerlicher Herkunft rudelweis verraten und verlassen, um zu den Fleischt0pfen der Herrschenden zurückzukehren, können wir ihnen mit verächtlichem Lächeln nachblicken: Geht nur! Wir haben der deutschen Bourgeoisie doch das Letzte und Beste weggenommen, was sie noch an Geist, Talent und Charakter hatte: Franz Mehring.Ich bleibe immer herzlichst</p>
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		<title>Le cynisme des &#171;&#160;socialistes&#160;&#187; européens</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Apr 2014 12:47:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[Bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[Prolétariat]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Au concours international du plus gros mensonge de l&#8217;année, à l&#8217;unanimité du jury, la palme d&#8217;or a été attribuée au&#8230; Parti « socialiste » européen (PSE). Le 17 avril, le PSE tiendra meeting à Paris, en présence de Martin Schulz (candidat à &#8230; <a href="http://www.promethee-1871.com/le-cynisme-des-socialistes-europeens/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2014/04/medefps.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-563" title="PS MEDEF" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2014/04/medefps-150x150.jpg" alt="Envoyosn Valls'er le gouvernemnent" width="150" height="150" /></a>Au concours international du plus gros mensonge de l&#8217;année, à l&#8217;unanimité du jury, la palme d&#8217;or a été attribuée au&#8230; Parti « socialiste » européen (PSE). Le 17 avril, le PSE tiendra meeting à Paris, en présence de Martin Schulz (candidat à la présidence de la Commission européenne) sur le thème : « <em><strong>l&#8217;austérité en Europe est une erreur</strong></em> » (1). En Europe, comme partout ailleurs, l&#8217;austérité est plus qu&#8217;une erreur c&#8217;est un crime social produisant des effets dramatiques dans les classes sociales qui n&#8217;ont pas le privilège de détenir du capital.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette affirmation du PSE contredit la pratique de toutes ses sections depuis des décennies puisqu&#8217;elles ont mis, mettent et mettront l&#8217;austérité en œuvre. En Allemagne, Schröder et son comparse Hartz ont instauré une sévère austérité qui fait baver d&#8217;envie la bourgeoisie française. Aujourd&#8217;hui, le SPD persiste en cogérant le pays avec Merkel. Le PSOE en Espagne et le PASOK en Grèce ont suivi le même chemin. Le premier a perdu les élections et le second a été licencié par le tandem Sarkozy-Merkel pour laisser la place à la troïka (2).</p>
<p style="text-align: justify;">En France le gouvernement PS – ou plus exactement le gouvernement PS-MEDEF – est totalement investi dans la même logique : nouvelle contre-réforme des retraites, démantèlement du code du travail et maintenant le pacte dit de responsabilité. Ce dernier va produire des coupes sombres dans la protection sociale et les services publics ; autant d&#8217;abérations pour le capital. Pour parvenir à cet objectif le gouvernement Valls mise sur la franche coopération des directions syndicales autrement désignée sous le vocable de dialogue social.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, toute la construction de l&#8217;Union européenne (UE) est fondée sur la totale liberté pour le capital : austérité permanente, concurrence entre les salariés des pays membres de l&#8217;UE. Peut importe les effets réels sur les véritables producteurs pourvu que soit sauvé la profitabilité du capital. Du traité de Rome (1957) au TSCG (2012) en passant par le traité de Maastricht et les dogmes fondateurs de la Banque centrale européenne, tout ce fatras institutionnel, bureaucratique et opaque à souhait peut se résumer par une seule phrase : implacable mise en œuvre du principe libéral qui veut que seuls les plus forts survivent.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;on le veuille ou non, c&#8217;est au niveau européen que se déroule la lutte des classes même si pour l&#8217;heure seule la bourgeoisie en a pris conscience. A son époque où l&#8217;organisation du mouvement ouvrier était encore balbutiante et où l&#8217;UE n&#8217;existait pas, Marx posait ainsi le problème : « <em>la nouvelle révolution française sera obligée de quitter aussitôt le terrain national et de conquérir le terrain européen, le seul où pourra l&#8217;emporter la révolution sociale du 19e siècle</em> » (3). Ce qui était vrai en 1848 devient une nécessité vitale en ce début du 21e siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le PSE et ses sections ont fait leur choix : tout pour le capital ! Leur mensonge grossier ne trompera pas éternellement la classe ouvrière européenne. La déroute du PS aux élections municipales en est un indice brouillé par l&#8217;implantation du FN. Si l&#8217;on se refuse à ajouter un cauchemar politique au cauchemar social existant, il convient de se préparer à la confrontation avec toutes les institutions qui écrasent la classe ouvrière sous le joug totalitaire du capital (4). L&#8217;émancipation ne sera possible qu&#8217;en brisant toutes nos chaînes.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Émile Fabrol</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1.- <a href="http://www.parti-socialiste.fr/articles/le-17-avril-meeting-europeen-au-cirque-dhiver" target="_blank">http://www.parti-socialiste.fr/articles/le-17-avril-meeting-europeen-au-cirque-dhiver</a> 2.- Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI<br />
3.- Karl Marx, <em>les Luttes de classes en France (1848-1950)</em>, Éditions sociales, 1952, page 47.<br />
4.- <em>Le totalitarisme n&#8217;est pas seulement une uniformisation politique terroriste, c&#8217;est aussi une uniformisation économico-technique non terroriste qui fonctionne en manipulant les besoins (…). Le totalitarisme n&#8217;est pas seulement le fait d&#8217;une forme spécifique de gouvernement ou de parti, il découle plutôt d&#8217;un système spécifique de production et de distribution, parfaitement compatible avec un « pluralisme » de partis, de journaux, avec la « séparation des pouvoirs », etc.</em> Herbert Marcuse, <em>l&#8217;Homme unidimensionnel</em>, Les Éditions de Minuit, 1968, page 29.</p>
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		<title>Classe pour soi</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 14:08:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prolétariat]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;heure où certains pays méditerranéens (Bulgarie, Egypte, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Tunisie, Turquie, Slovénie) vivent des mouvements politiques de contestations de l&#8217;ordre néo-libéral avec ses conséquences sociales (austérité généralisée) et politiques (négation de la démocratie) nous proposons à la &#8230; <a href="http://www.promethee-1871.com/classe-pour-soi/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a name="deb"></a><br />
<a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/06/fomar6.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-268" title="fomar6" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/06/fomar6-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>A l&#8217;heure où certains pays méditerranéens (Bulgarie, Egypte, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Tunisie, Turquie, Slovénie) vivent des mouvements politiques de contestations de l&#8217;ordre néo-libéral avec ses conséquences sociales (austérité généralisée) et politiques (négation de la démocratie) nous proposons à la réflexion de nos lecteurs un extrait de <strong>Crise de la liquidité internationale et lutte des classes</strong> rédigé par Loren Goldner, disponible en français dans le recueil édité par le camarade Yves Coleman. Ce texte peut, également, être appréhender comme un élément de réflexion sur le programme à défendre aujourd&#8217;hui dans le cadre de la tentative de construire un parti de classe ou d&#8217;un parti qui puisse être utile à la classe.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>La Rédaction</strong></p>
<p><span id="more-256"></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Version française</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(…) ce qui se passe dans l&#8217;« <em>économie</em> » est étroitement lié à l&#8217;action ou à l&#8217;inaction de la classe ouvrière pendant la crise. Je doute que quiconque puisse nier que le fait que la classe ouvrière américaine ait accepté avec une certaine indolence une chute de 20% de son niveau de vie, une augmentation de 10 à 20% de sa semaine de travail et beaucoup d&#8217;autres attaques sur le salaire social total depuis 1973, a été un élément essentiel de la « <em>restauration de la profitabilité</em> » du capital, dans le boom de la bourse, et dans l&#8217;importante redistribution de la richesse vers le haut depuis maintenant trente ans. Cependant, bien que la classe ouvrière des Etats-Unis représente un cas extrême parmi celles des pays « <em>développés</em> », on doit bien reconnaître qu&#8217;aucune classe ouvrière n&#8217;a eu beaucoup plus de succès dans sa lutte contre l&#8217;austérité. Jusqu&#8217;à ce jour, la plupart des actions ont été défensives : à travers celles-ci, les travailleurs ont essayé de maintenir le capital dans les règles en vigueur à l&#8217;époque du boom économique de l&#8217;après-guerre, au lieu de poser la classe ouvrière en tant que base d&#8217;un type d&#8217;ordre entièrement différent. Les grèves de décembre 1995 en France, les luttes des deux dernières années en Corée sont, à mon avis, des cas exemplaires de ces luttes défensives. En tant que telles, elles ne peuvent réaliser grand chose sur le long terme, sinon forcer les capitalistes à se regrouper pour une nouvelle attaque. Pour devenir une « <span style="color: #ff0000;"><strong><em>classe pour soi</em></strong></span> », plutôt qu&#8217;une « <em><strong>classe en soi</strong></em> » (une classe pour le capital), la classe ouvrière doit montrer la voie d&#8217;une autre société, qu&#8217;elle doit tout d&#8217;abord incarner dans son propre mouvement, ce qui implique la formulation d&#8217;un programme de transition pour sortir du capitalisme. Cette transition ne sera pas instantanée, mais pourra, fort heureusement, être brève. Il est bien sûr impossible de prévoir les mille manières contingentes par lesquelles cela va se produire, mais quelles que soient ces contingences, il faut d&#8217;ors et déjà se confronter à certains problèmes. Il ne nous incombe évidemment pas de faire tourner le capitalisme mieux que les capitalistes. Notre tâche est d&#8217;abolir le capitalisme, ce qui signifie en premier lieu abolir le travail salarié. En entamant ce débat sur la liquidité internationale, j&#8217;espère faire porter tous nos efforts sur une appréciation plus précise de la conjoncture, tout en essayant de comprendre plus concrètement, d&#8217;un point de vue stratégique, comment la classe ouvrière peut devenir la classe dirigeante. Ce qui suppose, entre autres, un programme.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a trente ans, le programme de la classe ouvrière semblait clair. Il fallait lutter contre la « <em>bureaucratie</em> », dans ses variantes démocrates libérales keynésiennes, social-démocrates, staliniennes ou tiers-mondistes. La classe ouvrière allait s&#8217;emparer des moyens de production, imposer la démocratie des soviets, et la « <em><strong>libre-association des producteurs </strong></em>» allait remplacer le marché et l’État dans la régulation de la production et de la reproduction. Les avant-gardes (pour l&#8217;essentiel, des variantes du trotskysme ou des courants qui en sont issus) et l&#8217;ultra-gauche (qui trouve son origine dans des variantes du conseillisme) pouvaient certes s&#8217;opposer sur le rôle dévolu au « <strong><em>parti</em></strong> » dans la « <span style="color: #000000;"><strong><em>prise du pouvoir par les soviets</em></strong></span> » (sans parler des différences d&#8217;interprétation quant au rôle joué par celui-ci dans la décomposition des anciens soviets), mais ils étaient quasiment tous d&#8217;accord sur le « but » : la gestion directe des moyens de production et de reproduction par les producteurs, ce qu&#8217;on pourrait peut-être résumer par la formule « <em><strong>nationalisation sous contrôle ouvrier</strong></em> ». Dans l&#8217;atmosphère lyrique de 1968, des puristes de l&#8217;orthodoxie pouvaient rajouter, par dessus le marché, l&#8217;« abolition du travail salarié » et de la production marchande (qui aurait prétendu être pour le travail salarié ?). Mais c&#8217;était donner à ces questions un caractère central pour le moins discutable dans la compréhension de ce qu&#8217;est le communisme. Pour renverser la bureaucratie, la solution c&#8217;était la « <strong><em>démocratie</em></strong> », les soviets plus précisément. Cette « <em><strong>utopie syndicaliste</strong></em> », dans ce qu&#8217;elle a eu de pire, n&#8217;a guère dépassé le projet d&#8217;une classe ouvrière gérant démocratiquement cette même société que les capitalistes géraient bureaucratiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">La question de la «<em> liquidité internationale</em> » et les sujets qui s&#8217;y rattachent devinrent d&#8217;un intérêt croissant après 1968 à une époque où les vieilles «<em><strong> forteresses ouvrières </strong></em>» (Détroit, Manchester, Renault-Billancourt, Alsace, Ruhr, Turin-FIAT·, lieux de tant de soulèvements ouvriers pendant les années 60) subissaient les assauts simultanés de la robotisation, de la restructuration en petites unités high-tech, de l&#8217;externalisation et de la délocalisation de la production de masse dans les zones à bas salaires du tiers-monde, qui allaient anéantir le noyau historique des moyens de production dont les travailleurs américains et européens étaient supposés s&#8217;emparer pour les placer sous le contrôle des soviets. De nos jours, particulièrement dans le monde « <em>développé</em> », il y a tant de travailleurs qui accomplissent un travail improductif dans les sphères du « <em>capital fictif</em> » (les banques, les assurances, la bureaucratie d’État et des sociétés privées, la publicité), et une si grosse part de la production qui se situe dans des secteurs de destruction sociale (production d&#8217;armement, renforcement de la loi; construction de bureaux, prisons) qu&#8217;un grand nombre « <em>d&#8217;emplois</em> » devraient tout simplement être abolis, et non placés sous contrôle ouvrier. Trop de prolétaires ont déjà été expulsés de l&#8217;ancien processus de production, ou n&#8217;y accéderont jamais. L&#8217;attaque contre le salaire global a produit à l&#8217;échelle mondiale un mouvement jusqu&#8217;au-boutiste de rationalisation que les travailleurs se sont révélés, jusqu&#8217;à ce jour, pratiquement impuissants à combattre. Marx dit dans le volume III du Capital que : «<span style="text-decoration: underline;"><em> le mode de production capitaliste ne trouve pas sa limite dans la production, ou alors une limite très élastique</em></span> ». Aujourd&#8217;hui moins que jamais, le problème de la luttes des classes ne peut se limiter à la question de la production. C&#8217;est bien plutôt en se posant du point du vue du « <em>capital social total</em> » (comme le montre le volume III du Capital), de la reproduction et de la valorisation du capital dans son ensemble, que l&#8217;on s&#8217;aperçoit de l&#8217;extrême vulnérabilité du système et que l&#8217;on peut espérer voir renaître une «<strong><em> imagination programmatique</em></strong> » allant au-delà de la nationalisation sous contrôle ouvrier.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette orientation qui caractérise le volume III du Capital mène directement, entre autres, à la question de la liquidité internationale car c&#8217;est précisément là que l&#8217;argent « <span style="text-decoration: underline;"><em>atteint son concept</em></span> » et que le capital est reproduit et valorisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure, évoquons un cas concret : celui des grèves massives de janvier 1997 en Corée du Sud, et de l&#8217;effondrement de l&#8217;économie coréenne qui s&#8217;ensuivit. Toutes ces luttes avaient pour mot d&#8217;ordre : « <strong><em>sauvez nos emplois</em></strong> ». Ce cri de guerre qui nous est familier, nous l&#8217;avons entendu ces vingt dernières années dans le monde entier, dans les luttes petites ou grandes, et plus récemment dans les grèves défaites des dockers de Liverpool, dans le soulèvement, finalement enlisé, des dockers australiens, dans les milliers de combats (perdus pour la plupart) menés contre les fermetures d&#8217;usines, le dégraissage, l&#8217;externalisation, les délocalisations. En octobre 1997, la Chine a annoncé cent millions de licenciements pour 2002.</p>
<p style="text-align: justify;">Imaginez maintenant que dans un pays comme la Corée ou dans n&#8217;importe quel autre pays industriel important, des travailleurs dépassent l&#8217;alternative « <strong><em>occupation d&#8217;usine</em></strong> » &#8211; « <strong><em>grève générale</em></strong> » et s&#8217;imposent comme l&#8217;unique pouvoir en proclamant :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Au diable tous ces boulots, beaucoup d&#8217;entre eux sont inutiles socialement et certains sont carrément nuisibles. Nous répudions les dettes étrangères de la Corée et appelons les travailleurs des autres pays à faire de même. Nous répudions l&#8217;étalon dollar international et invitons les travailleurs du monde en entier à se joindre à nous pour l&#8217;abolir. Nous le remplacerons par un &laquo;&nbsp;Bretton Woods&nbsp;&raquo; de la classe ouvrière mondiale qui devra établir un programme global de transition pour sortir aussi rapidement que possible du capitalisme. Le monde a aujourd&#8217;hui une capacité productive qui lui permet d&#8217;abolir partout le travail salarié, et d&#8217;abolir ainsi la loi de la valeur capitaliste comme régulateur de la production et de la reproduction. Cela ne peut s&#8217;accomplir qu&#8217;à l&#8217;échelle mondiale, et non à l&#8217;échelle d&#8217;un seul pays ou d&#8217;un petit groupe de pays. Nous appelons à abolir tous les emplois socialement inutiles ou nuisibles (qui n&#8217;existent que pour reproduire le capital) et à libérer cette force de travail afin de l&#8217;affecter à un travail socialement utile. Ainsi, l&#8217;amélioration ultérieure de la productivité du travail que nous estimons socialement nécessaire pourra-t-elle libérer l&#8217;humanité du besoin de la &laquo;&nbsp;relation de valeur&nbsp;&raquo; dans la régulation des échanges. Nous proposons de reconstruire le monde de fond en comble pour que le but de la vie sociale soit désormais l&#8217;activité créatrice et non l&#8217;accumulation du capital ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour paraphraser ce que qu&#8217;une certaine personne proclamait il y a 150 ans, « <em><strong>laissez leur inscrire sur leur banderole non pas &laquo;&nbsp;sauvez nos emplois&nbsp;&raquo; mais plutôt : abolissons nos emplois, et le système de travail salarié avec </strong></em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Même si ce scénario peut sembler bien utopique, ce sont les nécessités d&#8217;aujourd&#8217;hui qui l&#8217;imposent à la classe ouvrière, si elle veut dépasser la position de la « <strong><em>classe en soi</em></strong> » qui demande aux capitalistes de « <em>respecter les vieilles règles</em> », et devenir une « <span style="color: #ff0000;"><em><strong>classe pour soi </strong></em></span>» en se posant comme la nouvelle classe dirigeante d&#8217;un nouveau type de société. Si cela devait aujourd&#8217;hui se produire dans un pays, ce serait selon toute vraisemblance <span style="color: #ff0000;"><strong>la Commune de Paris</strong></span> de notre temps. Elle serait peut-être défaite de manière sanglante, mais comme la Commune de Paris, elle enverrait une onde de choc à travers l&#8217;histoire, et ferait disparaître la croyance idéologique quasi-omniprésente aujourd&#8217;hui selon laquelle «<em> il n&#8217;y a pas d&#8217;alternative au capitalisme démocratique libéral et au marché</em> », tout comme la crise de liquidité a fait disparaître cette année le triomphalisme néo-libéral. Si la classe ouvrière mondiale n&#8217;arrive pas à éliminer la bulle d&#8217;air chaud fictif en circulation, elle devra payer le lourd tribut de sa mise en faillite sous la botte du capital.</p>
<address>traduit de l&#8217;anglais par Vincent Guillet et François Lonchampt. Pour aller plus loin : <a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?article1375" target="_blank">http://www.mondialisme.org/spip.php?article1375</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Version anglaise</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>The question of the action or inaction of the working class in the crisis has everything to do with what happens in &laquo;&nbsp;economics&nbsp;&raquo;. I doubt that anyone will deny that the American working class&#8217;s mainly supine acceptance of a 20% fall in living standards and a 10-20% increase in the work week and other assaults on the &laquo;&nbsp;total social wage&nbsp;&raquo; since 1973 have been central in capital&#8217;s &laquo;&nbsp;restoration of profitability&nbsp;&raquo;, the booming stock market, and a major upward redistribution of wealth now 30 years in the making. But while America is the extreme case among workers in the &laquo;&nbsp;advanced capitalist&nbsp;&raquo; world, no other working class has been notably more successful in fighting austerity. Most resistance up to now has been defensive, attempting to hold capital to the &laquo;&nbsp;old rules&nbsp;&raquo; of the postwar boom and the &laquo;&nbsp;gains&nbsp;&raquo; of that era, rather than posing the working class as the basis of a completely different kind of order. December 1995 in France and the battles of the past 2 years in South Korea are, to my mind, clear examples of such defensive battles. As such, they cannot achieve much in the long run, except forcing the capitalists to regroup for another attack. To become a &laquo;&nbsp;class for itself&nbsp;&raquo; rather than a &laquo;&nbsp;class in itself&nbsp;&raquo; (a class for capital) the working class movement has to point the way to a new society, embodied in its own movement first of all. To do so will require programmatic formulation for a transition out of capitalism, which can hopefully be short, but which will not be instantaneous. It is of course impossible to foresee a thousand contingencies in how this will come about, but certain problems will have to be confronted immediately no matter what the contingencies. Our task is obviously not to run capitalism better than the capitalists; it is to end capitalism, meaning first of all the wage labor system. My hope in beginning this discussion of liqudity is to zero in on more precise appreciations of the conjuncture as well as to see more concretely, from a strategic point of view, how the working class can become the ruling class. This involves program, among other things.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Thirty years ago, programmatic questions seemed clear. The struggle was against &laquo;&nbsp;bureaucracy&nbsp;&raquo;: liberal democratic Keynesian, Social Democratic, Stalinist, Third Worldist. The working class would occupy the means of production, impose soviets, and soviet democracy, as the &laquo;&nbsp;free association of the producers&nbsp;&raquo; would replace the market and the state in regulating production and reproduction. &laquo;&nbsp;Vanguardists&nbsp;&raquo; (principally coming from variants of Trotskyism and ex-Trotskyism) and &laquo;&nbsp;ultra-lefts&nbsp;&raquo; mainly coming from variants of councilism might disagree about the role of the &laquo;&nbsp;party&nbsp;&raquo; in getting to &laquo;&nbsp;all power to the soviets&nbsp;&raquo; (not to mention its role in the demise of the old soviets) but virtually all agreed on the &laquo;&nbsp;goal&nbsp;&raquo; as direct management of production and reproduction by the producers, summed up perhaps in the formulation &laquo;&nbsp;nationalization under workers&#8217; control&nbsp;&raquo;. In this lyrical &laquo;&nbsp;1968&#8243; atmosphere, the &laquo;&nbsp;abolition of wage labor&nbsp;&raquo; and of commodity production might be tacked on as a laundry list by orthodox purists (who would ever say they were &laquo;&nbsp;for&nbsp;&raquo; wage labor?) but their centrality to an understanding of communism was moot. Against &laquo;&nbsp;bureaucracy&nbsp;&raquo;, the solution was: &laquo;&nbsp;democracy&nbsp;&raquo;, soviet to be sure. At its worst, this &laquo;&nbsp;syndicalist utopia&nbsp;&raquo; barely went beyond the idea of the working class &laquo;&nbsp;democratically&nbsp;&raquo; managing the society that the capitalists managed &laquo;&nbsp;bureaucratically&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>The question of &laquo;&nbsp;international liquidity&nbsp;&raquo; and related matters were of increasing interest during the post-1968 assault on the old &laquo;&nbsp;worker fortresses&nbsp;&raquo; (Detroit, Manchester, Renault-Billancourt, Alsace, the Ruhr, Turin-FIAT, etc. the sites of so many &laquo;&nbsp;1960&#8242;s&nbsp;&raquo; worker upsurges) through robotics, high-tech &laquo;&nbsp;cottage&nbsp;&raquo; decentralization, outsourcing, and relocation of mass production to low-wage &laquo;&nbsp;Third World&nbsp;&raquo; zones which has, by now, largely decimated the core of the &laquo;&nbsp;classical&nbsp;&raquo; means of production which American and European workers were supposed to seize and place under the control of soviets. Today, particularly in the &laquo;&nbsp;advanced capitalist&nbsp;&raquo; world, so many wage workers perform unproductive labor in the spheres of &laquo;&nbsp;ficticious capital&nbsp;&raquo; (banking, insurance, state and corporate bureaucracy, advertising), so much production goes into socially destructive sectors (arms production, law enforcement, office construction, prisons) there are too many &laquo;&nbsp;workplaces&nbsp;&raquo; which should not be placed under &laquo;&nbsp;workers&#8217; control&nbsp;&raquo;, but simply abolished. Too many proletarians have been expelled from the old production process, or will never arrive there, because the assault on the global wage bill has produced a world-wide &laquo;&nbsp;rationalization&nbsp;&raquo; movement and &laquo;&nbsp;race to the bottom&nbsp;&raquo; which, to this day, workers have been virtually powerless to combat. In the same way as &laquo;&nbsp;the limit of the capitalist mode of production is not in production, or at best is a very elastic one&nbsp;&raquo; (vol. 3), more than ever before, the problem of class struggle today cannot limit itself to the point of production. It is rather from a &laquo;&nbsp;vol. 3&#8243; &laquo;&nbsp;total social capital&nbsp;&raquo; viewpoint, the reproduction and valorization of capital as a whole, that the ultimate vulnerability of the system and a renewal of &laquo;&nbsp;programmatic imagination&nbsp;&raquo; beyond &laquo;&nbsp;nationalization under workers&#8217; control&nbsp;&raquo; emerge into view. And this &laquo;&nbsp;vol. 3&#8243; viewpoint leads straight to (among other things) the question of international liquidity, for it is exactly there, where &laquo;&nbsp;money comes to its concept&nbsp;&raquo; that the total capital is reproduced and valorized.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Imagine, to conclude, a concrete example: the South Korean mass strikes of January 1997 and subsequently, following the November 1997 collapse of the Korean economy. The basic demand of all these struggles was: &laquo;&nbsp;save our jobs&nbsp;&raquo;. It is a familiar battle cry which has been heard all over the world in struggles big and small, for the past 20 years, most recently in the defeated Liverpool dockers&#8217; strike, the temporary standoff of the Australian dockers&#8217; uprising, a thousand (mainly losing) battles against plant closings, &laquo;&nbsp;downsizing&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;outsourcing&nbsp;&raquo;, relocation and the like. China in October 1997 announced 100 million layoffs by 2002.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Imagine, instead, workers in a country such as Korea, or any other major industrial country, going beyond a dual power factory occupation and/or general strike, imposing themselves as the sole power and saying, in effect: &laquo;&nbsp;to hell with these jobs, many of them socially useless and others positively harmful. We repudiate Korea&#8217;s foreign debts and call on workers of other countries to repudiate theirs. We repudiate the international dollar standard and invite workers in all countries to join us in its abolition. We will replace it with a &laquo;&nbsp;Bretton Woods&nbsp;&raquo; of the world working class which will establish a global program for a transition out of capitalism, as rapidly as possible. The world today has a productive capacity to abolish wage labor everywhere, and therefore the capitalist law of value as the regulator of production and reproduction. This cannot be achieved in any single country or small group of countries but only on a world scale. We call for the abolition of all socially useless and socially harmful work (both of which exist only to reproduce capital) and the freeing of labor from those spheres for socially useful work. This will make possible any further improvements in the productivity of labor, as deemed socially necessary, and therefore further free humanity from the need of &laquo;&nbsp;value relations&nbsp;&raquo; to regulate exchange. We propose to rebuild the world from top to bottom to place creative activity, and not the accumulation of capital, as the goal of social life&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>To paraphrase someone 130 years ago, &laquo;&nbsp;let them inscribe on their banner not &laquo;&nbsp;save our jobs&nbsp;&raquo; but rather &laquo;&nbsp;abolish our jobs, and with them the wage labor system&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>However &laquo;&nbsp;utopian&nbsp;&raquo; such a scenario sounds, it is in fact the &laquo;&nbsp;necessity&nbsp;&raquo; of today, if the working class is to go beyond a &laquo;&nbsp;class in itself&nbsp;&raquo; stance, however militantly demanding that capitalists &laquo;&nbsp;play by the (old) rules&nbsp;&raquo;, to become a &laquo;&nbsp;class for itself&nbsp;&raquo;, posing itself as a new ruling class of a new kind of society. Were it to occur today, in a single country, it would in all likelihood become a &laquo;&nbsp;Paris Commune&nbsp;&raquo; of our time, perhaps bloodily defeated, but also sending shock waves through history as the Paris Commune has. It would kill off the almost ominpresent ideological belief today that &laquo;&nbsp;there&#8217;s no alternative to liberal democratic capitalism and the market&nbsp;&raquo; just as the liquidity crisis of this year has killed off neo-liberal triumphalism. If the world working class does not eliminate the circulating bubble of ficticious &laquo;&nbsp;hot air&nbsp;&raquo;, it will pay the terrible cost of its &laquo;&nbsp;Chapter Eleven&nbsp;&raquo; proceedings under the hegemony of capital.</em></p>
</address>
<address>From the Break Their Haughty Power web site : <a href="http://home.earthlink.net/~lrgoldner" target="_blank">http://home.earthlink.net/~lrgoldner</a></address>
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		<title>Rencontres Internationales d&#8217;Athènes</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 13:53:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prolétariat]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[Les 1, 2 et 3 mars 2013 se sont tenues à Athènes des rencontres internationales co-organisées par rproject.gr (où s&#8217;expriment et se groupent des forces de l&#8217;aile radicale et anticapitaliste de Syriza : DEA, Kokkino, Apo) et le Mouvement pour le &#8230; <a href="http://www.promethee-1871.com/rencontres-internationales-dathenes/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/03/syriza.jpeg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-227" title="syriza" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/03/syriza-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Les 1, 2 et 3 mars 2013 se sont tenues à Athènes des rencontres internationales co-organisées par <a href="http://www.rproject.gr" target="_blank">rproject.gr</a> (où s&#8217;expriment et se groupent des forces de l&#8217;aile radicale et anticapitaliste de Syriza : DEA, Kokkino, Apo) et le Mouvement pour le socialisme (MPS Suisse). Ont participé à ces rencontres outre des militants et personnalités de divers pays d’Europe et du monde, des délégations de Chypre, d&#8217;Italie, de l’État espagnol, du Portugal, de France (dont le NPA avec la présence d&#8217;Olivier Besancenot), des USA. Les échanges ont été très riches et nous n’abordons ici qu’une partie limitée de ces travaux, concernant plus particulièrement la Grèce sans prétendre en rendre compte de façon complète.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-222"></span></p>
<h3>Grèce : Une situation économique dramatique</h3>
<p style="text-align: justify;">Bref tableau économique et social de la Grèce sous domination de la Troïka (Commission européenne, FMI, Banque centrale européenne) : salaire minimum à 510 €/mois; diminution drastique des salaires et des retraites; 30% de chômeurs; 6 ans de récession; une chute de 25% du PIB; une dette qui augmente toujours; privatisations massives; hausse des impôts et des taxes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les solutions néo-libérales appliquées brutalement en Grèce (en œuvre cependant à des nuances près dans toute la zone euro) engendrent une véritable paupérisation des masses populaires.</p>
<p style="text-align: justify;">En Grèce se manifeste une résistance populaire importante tant au niveau des actions syndicales (29 journées de grève « générale » &#8211; en fait « journées d’action » &#8211; en 3 ans) qu&#8217;au niveau de l&#8217;intervention citoyenne avec le mouvement dit « des places » (comparable aux indignés de l’État espagnol) ou quelques mouvements d&#8217;autogestion dans certaines entreprises, de solidarité pour la survie ou encore de contestation comme celui intitulé « <em>Je ne dois rien, Je ne paye pas</em>»). Cependant selon ces camarades on ne peut pas parler de conseils, pas même de structures hybrides. La situation ne rappelle même pas non plus les années 1970 en Grèce quand se sont constitués des syndicats nouveaux. Mais cette résistance se heurte à la mise en place des mémorandums par les gouvernements grecs successifs, qui creuse chaque fois plus le gouffre où s’enfonce l’ensemble de la société. La tension se concentre contre l’obstacle, le gouvernement aux ordres du capital.</p>
<h3>Pour un gouvernement de gauche</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour Syriza, cette situation tend vers le moment où la classe dominante ne peut plus diriger comme avant et où la classe ouvrière ne peut plus supporter. A partir de ce point de vue, Syriza considère que la résistance populaire ne peut plus se réduire à l&#8217;action syndicale, mais qu&#8217;elle nécessite un mouvement socio-politique. En effet, pour protéger les salaires, les retraites, ou les hôpitaux publics ou l’ensemble des services publics, pour répondre aux besoins élémentaires, il faut renverser le gouvernement. Pour Syriza, leur résultat électoral de juin 2012, alors qu&#8217;ils sont plus faibles que le KKE, réside dans le fait qu&#8217;ils ont relevé le défi et clairement posé la perspective d&#8217;un changement radical avec un « <em>gouvernement de gauche</em> » qui refuse l&#8217;application du mémorandum de la Troïka. (<span style="text-decoration: underline;"><strong>Remarque importante</strong></span> : les Grecs utilisent le mot gauche pour désigner tout ce qui est à gauche de la social démocratie, comme d’ailleurs en Amérique latine).</p>
<p style="text-align: justify;">La dynamique qui s’est exprimée dans les élections c’est que les votants ont cherché à renverser le gouvernement en votant pour eux-mêmes. Pour la classe dominante la perspective d’un gouvernement de gauche c’est la panique. C’est une perspective anormale par rapport à l’histoire du pays et elle n’a aucune confiance dans la direction de Syriza pour contenir les choses; elle n’a pas peur de Syriza; elle a peur du processus d’ensemble que peut ouvrir dune telle perspective. Une précision concernant ce « <em>gouvernement de gauche</em> » : ce n&#8217;est pas quelque chose que la bourgeoisie peut accepter comme en 1981 en France. C&#8217;est un point de départ pour stimuler l&#8217;intervention de la classe ouvrière dans une perspective socialiste. D&#8217;autre part, Syriza considère que leur résultat électoral a, également, été rendu possible parce que pour le KKE et Antarzia on ne pouvait pas changer la situation maintenant, la classe ouvrière n&#8217;étant pas prête à affronter la politique imposée par les mémorandums. Ils se sont, donc, retrouvés à côté des besoins de la période.</p>
<h3>Deux objections au gouvernement de gauche</h3>
<p style="text-align: justify;">La question du gouvernement de gauche suscite deux grands types d&#8217;objections majeures venant de deux côtés différents : d&#8217;une part un tel gouvernement n&#8217;aurait pas « <em>une assise assez large</em> » ce qui conduirait inévitablement à l&#8217;échec et d&#8217;autre part un « gouvernement de gauche » finirait tôt ou tard par gérer le capitalisme.</p>
<p style="text-align: justify;">La première objection consiste à prendre la voie de la concession au capital car il n&#8217;existe aucune force politique susceptible de s&#8217;allier à la gauche. La seconde objection fait l&#8217;impasse sur les objectifs de la transition et du besoin immédiat de faire tomber les murs pour ouvrir un chemin à l&#8217;intervention du mouvement ouvrier et populaire. Certes reconnaissent les organisateurs il y a une part de vérité dans la seconde objection mais l’expérience historique doit permettre de les surmonter.</p>
<h3>La carte de l&#8217;autoritarisme et l&#8217;usage d&#8217;Aube dorée</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour Syriza, qui subit une campagne médiatique hostile de masse nationale et internationale, il existe des risques de réactions brutales en utilisant les néo-nazis de l&#8217;Aube dorée. Pour l’instant le gouvernement de droite de Samaras tente de tenir jusqu’à la fin de l’année avec une coalition hétérogène, hétérogène aussi dans chacune de ses composantes et éviter au maximum de nouvelles élections rapprochées. Ils espèrent sortir de la crise et pouvoir réorganiser un parti européen en mettant, comme en Italie en 1947/48, tout le camp en faveur de la bourgeoisie dans un même parti qui leur permettrait de gagner les élections futures. Mais si le gouvernement est contraint d’adopter une nouvelle vague de coupes dans les salaires et les retraites, peut-il survivre ? En même temps il s’est engagé dans un comportement autoritaire prenant de nombreuses décisions en dehors du parlement.</p>
<h3>La question d&#8217;une transition anticapitaliste</h3>
<p style="text-align: justify;">La question centrale c’est de répondre à ce vers quoi tend toute la situation : il faut un gouvernement de gauche. Concernant le programme beaucoup de choses ont été dites. Mais manifestement la discussion se poursuit dans Syriza. Les mesures que prendrait un gouvernement de gauche doivent être celles qui sont avancées dans les secteurs en lutte et exposé comme l’illustration d’une méthode pour une bataille politique dans tous les secteurs. Il n’y a pas eu un exposé détaillé centré sur l’analyse ou la rédaction du programme. Il apparaît que le gouvernement de gauche (dont la formation est proposée rappelons-le au KKE et à Antarzya) mettrait en œuvre :</p>
<ul>
<li>Supprimer les mémorandums et les mesures d’austérité;</li>
<li>Pas un sacrifice au nom de l’Euro;</li>
<li>Augmenter les salaires et les retraites au niveau où ils étaient il y a trois ans;</li>
<li>Revenir sur toutes les privatisations et engager les renationalisations (le Port etc…);</li>
<li>Défendre et financer seulement l’école publique;</li>
<li>Refuser de payer les intérêts de la dette, exiger la radiation de la dette, engager la taxation du capital (qui ne paye presque pas d’impôts), arrêter les dépenses d’armement;</li>
<li>Réaliser la nationalisation du crédit en une seule banque nationale publique.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Comme l’a dit le premier intervenant (dirigeant de DEA) et c’était la préoccupation des intervenants grecs: « O<em>n peut dire que c’est un programme limité. Or il s’agit d’un programme de transition concret vers une transition socialisante</em>. » L’ouverture de cette dynamique exige une bataille politique car la situation exerce une forte pression sur la direction de Syriza.</p>
<h3>Les débats internes à Syriza</h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a dans Syriza une tendance de « droite » dirigée par un économiste relativement connu qui compte 2 à 3% des voix du parti mais qui tire sa force de ses liens avec des secteurs du capital. Cette tendance est quand même à gauche de la « gauche » gouvernementale en Europe. Le « Centre » est la tendance la plus forte dont des secteurs cherchent une ouverture vers Dimar (qui ont quitté Syriza et sont politiquement au centre gauche). Mais ce tournant n’est pas consolidé et tout est en mouvement au sein de Syriza car il existe aussi une gauche qui va bien au-delà des 25 % obtenus lors des dernières élections internes et qui est en phase avec ce que pensent les gens. D&#8217;après les organisateurs membres du « bloc de gauche » de Syriza qui a obtenu ces 25% et qui étaient les organisateurs de ces journées de mars auxquelles ont assisté la plupart des courants dans Syriza, il n&#8217;est pas possible d&#8217;attendre ce que fera le centre, il faut faire pression et combattre sérieusement dans Syriza, C’est dans ce sens qu’ils viennent de présenter une liste face à la direction alors que d’autres secteurs de la gauche révolutionnaire ont préféré une position moins offensive. Il faut insister sur les luttes et pas attendre les résultats électoraux, il faut mettre sur la table la question du gouvernement donc du pouvoir. Les camarades ouvrent la discussion dans Syriza comme ils l’ont fait dans ces journées: Pour eux ce gouvernement est un point de départ pour stimuler une mobilisation des travailleurs vers une transition socialiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Un intervenant de DEA ajoute que Syriza n&#8217;est pas une force politique comme les autres, et s&#8217;il faut se garder de toute démagogie il convient de prendre des engagements fermes et de s&#8217;y tenir. Le même considère qu&#8217;il est temps de cesser d&#8217;être à la traîne des directions syndicales.</p>
<h3>Interventions dans le mouvement social</h3>
<p style="text-align: justify;">Ces polémiques seront illustrées dans le débat sur le mouvement syndical. En Grèce les syndicats sont directement sous domination de partis politiques (KKE, PASOK) et ils sont divisés en deux confédérations l&#8217;une dans le privé l&#8217;autre dans le public. Les branches professionnelles des fédérations ont une tendance lourde à ne défendre que les salariés en contrat à durée indéterminée avec conventions collectives (même si ces dernières sont réduites de plus en plus). Alors que se développe le chômage de masse, la précarité et les sociétés de location de personnel, ces travailleurs se retrouvent donc hors du champ syndical organisé. Situation qui favorise grandement la politique gouvernementale qui agresse les branches professionnelles les unes après les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les divers intervenants il est urgent de rompre avec le respect du légalisme dans les syndicats. Si le syndicat est un besoin vital pour que les travailleurs se fédèrent, le syndicat doit correspondre aux formes que prend le travail ou l&#8217;absence de travail. D&#8217;autre part l&#8217;intervention dans les autres formes de mouvements sociaux doit se développer pour tendre vers ce mouvement social et politique évoqué plus haut. Ces mouvements sont (liste non limitative) : mouvement des places qui, comme dans l’État espagnol, s&#8217;est délocalisé dans les quartiers; les entreprises en autogestion; les actions anti-corruption ou encore celles rétablissant l&#8217;électricité pour les familles à qui elle a été coupé.</p>
<h3>Épilogue</h3>
<p style="text-align: justify;">La gauche radicale et anticapitaliste doit s&#8217;engager dans une démarche internationale qui dépasse le stade de la nécessaire solidarité face à l&#8217;agression des forces du capital. Ce qui a traversé ces rencontres c&#8217;est l&#8217;exigence d&#8217;un travail commun avec un objectif commun : <strong>mettre un terme à la catastrophe capitaliste et ouvrir la perspective socialiste</strong>.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Emile Fabrol &amp; Jean Puyade</strong></em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Pour plus d&#8217;info</strong></span> : Sur le site de A l&#8217;Encontre <strong><a href="http://alencontre.org/europe/grece-depression-et-role-de-la-gauche-de-syriza.html" target="_blank">ICI<br />
</a>Version imprimable : </strong>cliquer <strong><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2013/03/promethee93.pdf" target="_blank">ICI</a><a href="http://alencontre.org/europe/grece-depression-et-role-de-la-gauche-de-syriza.html" target="_blank"><br />
</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Drapeau rouge</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 14:11:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[mouvement politique]]></category>
		<category><![CDATA[Prolétariat]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans sa course effrénée derrière le Front national, le président-candidat n&#8217;en finit pas de célébrer la nation française avec tous les relents nauséabonds que l&#8217;histoire a charriée. Dans la continuité du « vrai travail » voici l&#8217;appel aux syndicats – pourtant vilipendés &#8230; <a href="http://www.promethee-1871.com/le-drapeau-rouge/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/05/rouge.jpeg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-177" title="drapeau rouge" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/05/rouge-150x150.jpg" alt="drapeau rouge" width="150" height="150" /></a>Dans sa course effrénée derrière le Front national, le président-candidat n&#8217;en finit pas de célébrer la nation française avec tous les relents nauséabonds que l&#8217;histoire a charriée. Dans la continuité du « <em>vrai travail </em>» voici l&#8217;appel aux syndicats – pourtant vilipendés il y a encore quelques jours – à la concorde nationale. « <em>Posez le drapeau rouge et servez la France </em>» restera le clou de son discours du 1er Mai. Non Monsieur Sarkozy, la classe ouvrière ne posera pas son drapeau rouge pour participer à sa mise en coupe réglée en collaborant à la politique d&#8217;austérité permanente conduisant à sa paupérisation. Politique entreprise par toutes les forces conservatrices de l&#8217;Union européenne.</p>
<p>Comme le disait Marx : « <em>Ce n&#8217;est que trempé dans le sang des insurgés de juin</em> [1848] <em>que le drapeau tricolore est devenu le drapeau de la révolution européenne, le drapeau rouge. </em>» Ce dernier ajoutait : « <em>La nouvelle révolution française sera obligée de quitter le terrain national et de conquérir le terrain européen, le seul où pourra l&#8217;emporter la révolution sociale </em>». Certes, citation n&#8217;est pas raison, mais voilà le sens de la solidarité internationale active avec les travailleurs de Grèce, d&#8217;Espagne et d&#8217;ailleurs tous confrontés à la même politique. C&#8217;est le sens, cette année encore, du 1er Mai.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Emile Fabrol</strong></p>
<p>Les citations de Marx sont extraites de « <em>Les luttes de classes en France </em>» (Éditions sociales, 1952, page 47)</p>
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		<title>L&#8217;incontournable question du pouvoir</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 13:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>promadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Prolétariat]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[En Tunisie, en Grèce, en Espagne, même aux Etats-Unis et dans bien d&#8217;autres pays – y compris en France – s&#8217;exprime une aspiration démocratique à s&#8217;affranchir du joug de l&#8217;exploitation, de l&#8217;oppression et de l&#8217;aliénation. Cette aspiration connaît – et &#8230; <a href="http://www.promethee-1871.com/lincontournable-question-du-pouvoir/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_135" class="wp-caption alignleft" style="width: 335px"><a href="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/04/2-mains.bmp"><img class=" wp-image-135" title="unité ouvrière" src="http://www.promethee-1871.com/wp-content/uploads/2012/04/2-mains.bmp" alt="unité ouvrière" width="325" height="103" /></a><p class="wp-caption-text">Les mauvais jours finiront</p></div>
<p>En Tunisie, en Grèce, en Espagne, même aux Etats-Unis et dans bien d&#8217;autres pays – y compris en France – s&#8217;exprime une aspiration démocratique à s&#8217;affranchir du joug de l&#8217;exploitation, de l&#8217;oppression et de l&#8217;aliénation. Cette aspiration connaît – et connaîtra – des hauts et des bas, des succès et des revers. Mais l&#8217;essentiel réside dans le fait qu&#8217;elle agit, donc qu&#8217;elle existe. Elle est en passe de conquérir une légitimité sociale et politique. Dans les pays de vieille tradition électorale, tant que les opprimés s&#8217;exprimeront dans le cadre institutionnel fixé par le système, la réponse électorale apparaîtra comme la continuité de l&#8217;état d&#8217;esprit des masses, de leurs luttes quotidiennes.</p>
<p>Cette aspiration se heurtera aux dures lois du capitalisme (non votées par le Parlement de la République) tant que ne sera pas posée la question de la lutte politique pour le socialisme. En France, force est de constater que les organisations qui se fixent comme objectif de donner un contenu politique à cette aspiration passent à côté de cette question.</p>
<p>Le programme du Front de gauche (FDG) affiche sa «<em> volonté inflexible de résister à la finance</em> » (page 11) mais celle-ci se fracasse sur la position concernant la dette dite publique : « <em>Nous agirons pour le réaménagement négocié des dettes publiques, l&#8217;échelonnement des remboursements, la baisse des taux d&#8217;intérêts les concernant et leur annulation partielle</em> » (page 70). En réalité, le FDG limite volontairement ses ambitions à «<em> un gouvernement de gauche</em> [qui] <em>fasse du bon travail et <span style="text-decoration: underline;">ouvre une issue à la crise</span></em> [souligné par nous] » (page 11). Ce qui place la barre en deçà du Programme commun de la gauche de 1972, alors que le modèle de Jean-Luc Mélenchon reste un certain François Mitterrand. En effet, dans le préambule de ce programme on lisait que le PS et le PCF «<em> affirment ensemble leur volonté de mettre fin aux injustices et aux incohérences du régime actuel </em>» ce qui correspond à la logique des organisations composant le FDG. Mais le programme de 1972 présentait cet objectif comme une étape préalable «<strong><em> pour ouvrir la voie au socialisme</em></strong> » (1) Ce qui n&#8217;est pas le cas du FDG quarante plus tard.</p>
<p>Pour sa part la direction du NPA cantonne la campagne Poutou à : « <em>faire entendre le mécontentement du monde du travail, de la jeunesse, ouvrir une perspective hors des alliances parlementaires et gouvernementales, défendre un bouclier social face à la crise, redonner confiance en combinant démarches unitaires et indépendance politique. Nous voulons convaincre un maximum de gens que la solution réside dans la nécessité de construire les mobilisations pour résister à toutes les politiques d&#8217;austérité quel que soit le résultat des élections.</em> » (2) Pour Lutte ouvrière, les travailleurs étant toujours démoralisés, la question ne se pose même pas.</p>
<p>Il est vrai qu&#8217;une campagne électorale n&#8217;a pas pour objectif de présenter le programme achevé pour la révolution prolétarienne à supposer qu&#8217;un tel programme existe. Mais, une campagne électorale s&#8217;interdit de générer des illusions, elle soulève l&#8217;enjeu effectif du moment considéré de la lutte des classes. Cet enjeu réside dans l&#8217;état de crise. Il ne s&#8217;agit ni d&#8217;une crise économique de plus, quoique plus grave que les précédentes, ni d&#8217;une crise politique de plus. Il s&#8217;agit d&#8217;une crise systémique. Et l&#8217;Union européenne est devenu le maillon faible de la chaîne impérialiste en crise.</p>
<p>L&#8217;offensive libérale depuis le coup d&#8217;Etat de Pinochet – en passant par la restauration du capitalisme en URSS – a ravagé la planète. Toutes les résistances se sont partout heurtées à l&#8217;inflexibilité du système, à la propagande de l&#8217;impossibilité de faire autrement. On ne peut pas y faire face avec des mesures qui laissent intactes les rouages du système capitaliste. On ne peut y faire face en se limitant à voter ou à défiler plusieurs fois par an. On ne peut pas y faire face en résistant à l&#8217;austérité permanente et à la tentation de l&#8217;autoritarisme politique qui commence par changer les gouvernements grec et italien en bafouant le suffrage universel.</p>
<p>La bourgeoisie forme un système centralisé d&#8217;une part comme « <em>puissance sociale</em> » (3) et d&#8217;autre part dans le cadre de l&#8217;Etat autrement dit « <em>le pouvoir politique</em> » qui « <em>est précisément le résumé officiel de l&#8217;antagonisme dans la société civile </em>» (4). Ce qui implique un long et patient travail politique pour démonter pierre par pierre les stratégies que la bourgeoisie met en action, pour démystifier l&#8217;authentique pouvoir (celui de la classe dominante) et pour désacraliser le système, c&#8217;est-à-dire en finir avec la thèse officielle qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;autre choix. L&#8217;heure n&#8217;est plus à vouloir humaniser le capitalisme. L&#8217;heure n&#8217;est pas à attendre la prochaine agression pour y résister. Pour les exploités, l&#8217;heure est à inventer un projet alternatif pas pour un lointain futur mais pour ici et maintenant.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Emile Fabrol</strong></p>
<h4>1.- Editions sociales, page 49.<br />
2.- Résolution adoptée le 25 mars 2012.<br />
3.- Marx et Engels, <em>Le Manifeste du parti communiste</em>. Editions sociales, 1961, page 28.<br />
4.- Marx, <em>Misère de la philosophie</em>, La Pléiade, Oeuvres économiques I, page 136.</h4>
<p>&nbsp;</p>
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